Shedding est une œuvre photographique en mouvement—une exploration de la transformation, de l’autonomisation et des contours changeants du corps. Commencée au début de l’année 2024, elle continue de se déployer, entre émergence, dissolution et mémoire. Autoportraits et images abstraites révèlent ces états mouvants du corps, laissant chaque image s’épanouir pleinement dans son propre espace, avec fluidité et présence attentive.
Au cœur de Shedding, il y a le toucher—physique, émotionnel, visuel. L’œuvre cherche la proximité plutôt que le spectacle, guidée par la confiance en la douceur et la tendresse comme forces à la fois politiques et poétiques. Dans une époque marquée par la déconnexion, l’artiste se laisse attirer par la proximité : comment les images peuvent créer un espace de partage et d’attention, où des sujets complexes et souvent douloureux—ménopause, menstruation, désir, trauma, mémoire—sont approchés non par confrontation, mais par invitation silencieuse, à travers le corps.
Les photographies n’exposent pas—elles offrent. Elles ne sont pas des confessions—elles sont des choix. Elles portent la marque de l’histoire personnelle, y compris l’ombre longue et silencieuse d’un trauma infantile lié aux abus sexuels. Pourtant, elles ne s’y arrêtent pas. Elles bougent, elles soutiennent. L’artiste a choisi son propre corps comme médium. La couleur joue un rôle essentiel dans ce soutien : elle n’est ni simple arrière-plan, ni décoration—elle parle. Ces couleurs créent une atmosphère émotionnelle, un langage tactile, sensible.
Images abstraites et autoportraits ne s’illustrent pas mutuellement ; ils coexistent, dialoguent, se reflètent dans des états différents d’un même corps. Ce qui les relie, c’est le ton, l’intimité, et le refus de simplifier. Shedding est une œuvre faite de strates—ce qui se voit, ce qui se ressent, ce qui demeure tu. Elle invite le spectateur à s’approcher sans jamais envahir, laissant toujours de l’espace pour respirer.
L’artiste croit au pouvoir radical de la tendresse et à la force silencieuse que l’on trouve dans la connexion.
www.sanstories.com
@_sanstories_














