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PhotoPhnomPenh 2011 –4e édition

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C’est donc pour la quatrième année consécutive que PhotoPhnomPenh peut proposer un ensemble d’expositions significatives de la volonté d’approfondir le dialogue Europe-Asie autour des travaux de jeunes créateurs. C’est un bonheur qui, grâce à l’Institut Français du Cambodge, permet de regarder le chemin parcouru et d’envisager une cinquième édition faisant le point sur des pratiques à la fois différentes et toutes mues par la même recherche d’une excellence et d’une connaissance de l’autre.

L’an passé, en déplaçant une partie de la programmation sur le campus de l’Université Royale de Phnom Penh où l’architecture de Vann Molivann a servi de sublime cadre à un ensemble d’expositions et de projections, nous avons pu toucher une population estudiantine – le futur du Cambodge – dont l’enthousiasme nous oblige à tenter de faire encore mieux cette année. La possibilité que nous offrent les salles dépendant du Ministère de la Culture et celles que les privés mettent généreusement à disposition du festival nous permet d’offrir une fois de plus un programme copieux, diversifié, sans exclusive de style et qui se veut l’écho des recherches actuelles en photographie. Le fait que de grands noms de la scène internationale puissent voisiner, en toute égalité, avec de jeunes débutants cambodgiens de talent n’est pas le moindre des plaisirs – et des enjeux – de PhotoPhnomPenh. C’est avec étonnement que certains découvriront une photographie cambodgienne aussi émergente qu’étonnante, née dans ce laboratoire sans prétention qu’est le Studio Image, animé par des professionnels français et cambodgiens dont le seul souci est de permettre l’expression. Cette surprise, cette richesse, sont peut-être la meilleure manière d’estimer l’avancée menée à bien en si peu de temps : il y a quatre ans, il ne fut pas aisé de constituer la partie cambodgienne du festival, cette année, nous devons demander à certains d’attendre et de travailler encore un an, pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Et nous pouvons le faire car nous savons qu’ils donneront tout ce qu’ils sont capables de donner et qu’ils vont encore nous étonner.

Comme à l’habitude, il n’y a pas de thème directeur, seulement un dialogue de regards, même si, signe des temps sans doute, la couleur domine largement, sous toutes ses modalités. C’est également la raison pour laquelle nous avons, cette année, ajouté un élément de formation au traitement numérique et au tirage en exposant un artiste qui est également un des meilleurs spécialistes du domaine et accompagnera les photographes comme les tireurs et les laboratoires. Permettre à tous d’aller au bout de la chaine de l’expression et d’être le plus exigeants possibles fait partie de notre mission.

Comme à l’habitude, la musique accompagnera les projections quand la clarinette de Louis Sclavis dialoguera avec tous les instruments des jeunes interprètes cambodgiens ; comme à l’habitude, la Nuit de l’Année offrira ses écrans au plus grand nombre, en plein air. Et, magiques, les six bateaux équipés d‘écrans feront voguer les images sur le Tonlé Sap.

Pour la première fois, nous exposons le travail d’enfants cambodgiens qui vont se rencontrer et découvrir ce qu’est une exposition : certains viennent d’un village de province et les autres vivent dans une petit quartier de Phnom Penh dans lequel le festival à pris depuis deux ans ses habitudes.

C’est eux, également, qui vont nous inviter à garder les yeux grands ouverts.

Christian Caujolle
Directeur artistique

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