Patricia Laigneau : Les Jardins de l’Art
Patricia Laigneau transcende la conception de jardin pour en faire une œuvre vivante où art et nature fusionnent dans une parfaite alchimie. Artiste, collectionneuse et photographe discrète, elle a redéfini le rôle des jardins du Château du Rivau, créant un espace où l’art contemporain se déploie en harmonie avec les végétaux. Formée à l’École du Louvre en histoire de l’art, son regard d’une rare acuité allie une expertise botanique à une sensibilité esthétique hors du commun. Ses jardins, loin des codes traditionnels, s’inspirent des principes du naturalisme et des jardins anglais, tout en osant des associations végétales audacieuses et des compositions de couleurs où chaque parterre semble une sculpture vivante.
Elle conçoit le jardin comme un terrain d’expérimentation créative, où chaque élément interroge et redéfinit la notion même de paysage. Ainsi, elle invite des artistes contemporains à dialoguer avec la nature, comme en témoigne la célébration des 500 ans de la disparition de Léonard de Vinci en 2019, où 35 artistes ont été invités à rendre hommage au génie.
Chaque année, les jardins deviennent un lieu d’échange vibrant entre l’art et l’histoire.
Sa collection d’art contemporain, marquée par un humour raffiné et un sens du merveilleux, fait écho à sa vision du jardin comme une œuvre en constante mutation. Dans une scénographie inspirée des cabinets de curiosités, les œuvres de peinture, sculpture et photographie, exposées au château, poussent le visiteur à une exploration sensorielle et intellectuelle du monde. « La surprise est au rendez-vous », l’exposition à venir, promet d’enrichir cette expérience immersive avec plus de quatre-vingts œuvres fascinantes. Le Rivau, sous l’œil visionnaire de Patricia Laigneau, devient ainsi un espace où l’art et la nature se réinventent, où chaque œuvre bouleverse notre perception de la beauté et de l’imaginaire.
Instagram : @pat_chateaudurivau / Website : www.chateaudurivau.com
News : « Surprises au Rivau » Du 1er avril au 11 novembre 2025 : Exposition d’art contemporain autour de la collection du Château du Rivau
Votre premier déclic photographique ?
Patricia Laigneau : Les photographies du Paris d’antan avec Atget et Marville puis la photographie humaniste et ensuite la photographie plasticienne, grâce au Printemps de Cahors dont une de mes plus anciennes amies Mathé Perrin en 1991 était l’initiatrice, puis plus tard la photographie de jardin avec Clive Nicols.
L’homme ou la femme d’image qui a pu vous inspirer ou qui vous inspire ?
P.L. : Sebastião Salgado et Gisele Freund.
Les images que vous aimez particulièrement réaliser ?
P.L. : J’aime réaliser des photos de jardins où j’essaye de capter la lumière qui magnifie les textures des plantes.
Celle qui vous a le plus ému ?
P.L. : La faim de Werner Bischof.
Celle qui vous a mis en colère ?
P.L. : Les portraits Harcourt.
Une image clé de votre panthéon personnel ?
P.L. : Toutes les images de Karl Blossfeld.
L’image qui vous obsède ?
P.L. : Le tableau-photographique.
Sans limite de budget, quelle serait l’œuvre que vous rêveriez d’acquérir ?
P.L. : Les œuvres de Sugimoto. Elles sont si mystiques.
Selon vous, quelle est la qualité nécessaire pour être un bon photographe ?
P.L. : La patience.
Le secret de l’image parfaite, si il existe ?
P.L. : Selon moi, ce serait une image qui traduit la sensibilité du photographe.
La personne que vous aimeriez photographier si vous en aviez l’opportunité ?
P.L. : Ma mère qui n’est plus là.
Le/la photographe par qui vous aimeriez ou auriez aimé vous faire « tirer le portrait »?
P.L. : Joan Fantruberta.
Un livre de photos indispensable?
P.L. : Les images à la sauvette Cartier-Bresson.
L’appareil photo de votre enfance ?
P.L. : Kodak basic.
Celui que vous utilisez aujourd’hui ?
P.L. : Un Canon EOS R6 mark II, et mon Iphone.
Votre drogue préférée ?
P.L. : L’art.
Le meilleur moyen de déconnecter pour vous ?
P.L. : Me retrouver dans mon jardin.
Quelle est votre relation personnelle à l’image ?
P.L. : Une trace mnémonique. La photographie a ce pouvoir de suspendre le temps, de fixer l’éphémère dans une mémoire sensible.
Que voyez vous, lorsque vous apercevez votre reflet dans un miroir ?
P.L. : « Les grands transparents « de Marcel Duchamp.
Votre plus grande qualité ?
P.L. : La patience.
Votre dernière folie ?
P.L. : Des tissus achetés en Inde.
Une image pour illustrer un nouveau billet de banque ?
P.L. : Un ou une Panthéonisé(e).
Selon vous, quelles différences entre photographie et photographie d’art ?
P.L. : Je dirais que les unes sont réalisées par des photographes reporters et les autres par des photographes créateurs.
L’endroit dont vous ne vous lassez jamais ?
P.L. : Mon jardin.
En termes de réseaux sociaux, êtes-vous plutôt Instagram, Facebook, Tik Tok ou Twitter?
P.L. : Instagram.
En photo, Couleur ou N&B ?
P.L. : Hélas je ne maitrise pas le noir et blanc.
Lumière du jour ou lumière studio ?
P.L. : Lumière du jour.
Quelle est, selon vous, la ville la plus photogénique ?
P.L. : New-York ou paris ? Le choix est difficile.
Si Dieu existait, lui demanderiez-vous de poser pour vous, ou opteriez-vous pour un selfie avec lui ?
P.L. : Pourquoi pas un selfie ?
Si je pouvais organiser votre dîner idéal, qui serait à table ?
P.L. : Mes amis les plus intéressants.
L’image qui représente pour vous l’état actuel du monde ?
P.L. : Une des images de Martin Parr.
L’image qui vous vient à l’instant présent ?
P.L. : Les icebergs de Philippe Chancel. Peut être vont-ils disparaitre?














