Howard Greenberg Gallery présente Kenro Izu : Kenro Izu: Mono no Aware – The Beauty of Impermanence jusqu’au 22 novembre 2025.
L’exposition présente les œuvres du maître imprimeur Kenro Izu, qui a passé 50 ans à photographier des lieux sacrés à travers le monde. Ellle coïncide avec la publication d’un ouvrage en édition limitée en deux volumes sous coffret, Mono no Aware (Nazraeli Press, septembre 2025).
Le terme mono no aware (le pathos des choses) exprime la notion japonaise d’appréciation de la beauté éphémère de la vie et des objets. Le projet s’articule autour de trois thèmes : les masques nô japonais du XIVe siècle ; les pierres et les arbres qui entourent les vestiges d’anciens sanctuaires ; et les fleurs sauvages et les herbes qui fleurissent brièvement près de la demeure d’Izu. Izu invite le spectateur à découvrir la profondeur de ses sujets à travers des images éclatantes qui explorent l’impermanence et une esthétique raffinée à travers trois idées : yugen (mystique et profond), sabi (la beauté vieillissante) et wabi (la beauté austère).
Les tirages à la gélatine argentique et au platine palladium exposés sont réalisés de manière unique à l’aide de feuilles d’argent anciennes récupérées sur des paravents historiques et garnies de tissus provenant de kimonos vintage, faisant de chaque œuvre une fusion unique d’art photographique et d’héritage japonais.
« L’art et la vie sont intimement liés pour moi, et mes pensées se sont souvent tournées vers la notion de beauté telle qu’elle est comprise dans les contextes occidental et japonais. La rencontre avec les masques Nô a éveillé en moi une profonde curiosité pour leurs expressions humaines, une fascination qui s’est intensifiée avec le temps. Le regard des masques semblait pénétrer l’être intérieur, me rappelant qu’observer, c’est aussi être observé », explique Izu. « Mon exploration du Nô s’est étendue à ses origines, ancrées dans les traditions shintoïstes et les sanctuaires Jinja du Japon. J’étais particulièrement attiré par les forêts-sanctuaires, où arbres sacrés, rochers et bosquets denses évoquent un sentiment d’intemporalité. Pendant le confinement lié à la COVID-19, mon attention s’est portée sur des sujets proches : fleurs sauvages et herbes disposées dans des vases en argile fabriqués à partir de matériaux locaux. La beauté fugace de leur floraison et de leur déclin inaperçus a profondément résonné en moi. Je continue de me rappeler comment la vie quotidienne et l’environnement façonnent la création artistique. »
Kenro Izu: Mono no Aware – The Beauty of Impermanence
Jusqu’au 22 novembre 2025
Howard Greenberg Gallery
41 E 57th St 8th Floor
New York, NY 10022
www.howardgreenberg.com














