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Anne-Catherine Becker-Echivard : Les gardiens du lac

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Les gardiens du lac est le titre d’une série de photos destinée au musée de Qiandao Lake, dédié au poisson.  Qiandao est une ville de la province du Zhejiang, située à 150 km au sud-ouest de Hangzhou, au bord d’un lac artificiel ( barrage hydroélectrique, de la rivière Xin’an, de 1959), semé de 1078 îles, d’oú son nom “le lac aux mille îles”.

Les “CHUN-fish-products” (marque de Qiandao Lake Corporation) sont les premiers poissons biologiques en Chine, vendus dans à peu près toutes les provinces.
Les poissons sont non seulement la principale ressource économique du lac, mais aussi les gardiens de la qualité de l’eau.
C’est pour le moment la seule région de Chine qui à un engagement vers l’écologie durable d’une telle envergure.
Pour cette raison, j’ai été séduite très vite et que j’ai eu envie de m’investir dans cette collaboration.

Je retourne en Chine de août à octobre, pour la tournée de mon exposition, avec l’Alliance Francaise et en partenariat avec Qiandao Lake fichery Industry.  Dans le cadre du mois franco-chinois de l’environnement 2016, j’expose à Pékin, Shanghai, Hong Kong, Hangzhou, DALIAN et XI-AN.

Le poisson a toujours été considéré comme un animal qui fait le bien. En chine, il est presque vénéré, symbole de chance, richesse, abondance, fécondité, harmonie et sérénité.
En sanscrit, le dieu de l’Amour se nomme „celui qui a le poisson symbole“.
Le mot poisson en grec est composé des lettres qui veulent dire, acrostiche „Jésus Christ, fils de Dieu, Sauveur“.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, j’ai trouvé dans le poisson le symbole idéal de la régénération, de la reconnaissance, du contact à sa propre vérité. Je lui donne une deuxième vie. Son corps, je le mange, sa tête, son âme, devient éternel en photo et presque humain. Nous descendons du poisson, cette traçabilité qui s’affirme de plus en plus devrait nous amener à avoir un regard plus compatissant à l’égard de nos lointains cousins.
“Savoir qu’on descend peut-être d’une bande de thons, amène à regarder avec plus de tendresse la faune aquatique et avec plus de mansuétude le voisin, surtout si on lui trouve parfois des yeux de merlan frit.
Au fil du temps, d’autres évolutions marquantes sont apparues, notamment dans le langage de l’Homo sapiens. Ainsi, aujourd’hui, les pêcheurs qui taquinent le goujon ou la truite utilisent un langage ésotérique où il est question de street-fishing, no-kill, power fishing, float tube… Tout ceci annonce une nouvelle et sidérante évolution de l’espèce humaine: nous descendons des poissons et bientôt, nous serons tous des Rosbeefs!“

Préserver les océans aujourd’hui, c’est s’assurer de manger du poissons demain. Faites le bon choix au rayon poisson :
http://www.greenpeace.org/canada/global/canada/report/2011/05/flyer-rayon-poisson-web.pdf

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