Georges est à l’école de graphisme de Paul Colin, nous sommes en 1945.
Il y a là toutes une petite bande de Zazous qui se destinent du moins pour Georges à une carrière d’affichiste.
Un beau jour l’un de ses camarades lui demande de le remplacer à la maquette du journal Point de Vue. ils avaient tous des petits jobs en plus de Colin.
Georges n’y connaît rien mais son pôte lui dit que c’est très simple et lui explique ce qu’il y a à savoir.
Toujours est il qu’il ne peux pas rater le mariage de sa sœur et que ce serait vraiment chic si il pouvait le remplacer.
Georges a été tellement chic qui lui a piqué son job et voilà Georges maquettiste à Point de Vue.
Il s’y emmerde ferme et surtout il voit régulièrement passer à la rédaction dans un tourbillon un reporter au nom exotique Willy Rizzo.
Il est instantanément subjugué par le personnage.
Son allure d’abord : costard sur mesure, pompes en curies et trench-coat de l’armée Américaine.
Plus fou encore il a une voiture et de l’essence à mettre dedans, nous sommes en 1946 la France est à genoux, il y a encore des tickets de rationnement.
Georges c’est dit mais je veux être comme ce type et il n’a plus lâché Willy.
Apparemment cela à marché, ils sont devenus pôtes, Willy lui a appris à se servir d’un Rolleiflex et d’un flash et ils commencèrent à arpenter toutes les nuits les boites de Paris.
Papa n’a pas dormi pendant deux ans.
Guillaume Dambier














