Créé par la Fondation Prince Albert II de Monaco, le Prix de Photographie Environnementale récompense depuis 2021 les photographes engagés dans la défense du vivant. 36 images sélectionnées et sept lauréats sont à l’honneur de cette cinquième édition.
Un tapir sauvé d’un incendie, une méduse colorée remontant un paysage abyssal d’icebergs, une vieille tigresse appuyant sa tête contre la parois de son enclos… Pour sa cinquième édition, le Prix de Photographie Environnementale met à l’honneur sept photographies lauréates parmi une sélection de 36 clichés répartis en cinq catégories : “Merveilles polaires”, “Au cœur de la forêt”, “Mondes marins”, “Humanité versus Nature” et “Acteurs du changement, porteurs d’espoir”.
Récompense principale, le Prix du Photographe Environnemental 2025 a été décerné à Angel Fitor pour sa photographie Unseen Unsung Heroes, également lauréate de la catégorie “Mondes marins”. L’image dévoile des vers marins expulsant le sable de leurs terriers au fond de la mer. « Cette photographie décrit l’action silencieuse d’humbles créatures qui, cependant, exercent une influence déterminante sur l’ensemble de l’écosystème marin méditerranéen, dont nous dépendons à notre tour », explique Angel Fitor, biologiste marin et photographe plusieurs fois primé (World Press Photo, Wildlife Photographer of the Year, American Photography, Sony World Photography).
Un jury d’experts pour une photographie engagée
Créé en 2021 par la Fondation Prince Albert II de Monaco, le prix distingue des photographes dont l’œuvre sensibilise aux enjeux de la préservation de l’environnement. La sélection est assurée par un jury de spécialistes de la photographie et de la relation entre l’humain et la nature. Présidée cette année par Ami Vitale, photographe pour National Geographic et documentariste, cette édition réunit Aaron Gekoski (spécialiste des conflits homme-animal), Tom Gilks (responsable contenu chez Nature Picture Library), Ralph Pace (photojournaliste sous-marin), Audun Rikardsen (photographe, biologiste et expert des régions arctiques) et Jaime Rojo (photographe environnemental).
« La photographie est un instrument fondamental pour mettre en exergue le lien intime entre bien-être individuel et santé environnementale. […] Par ce moyen d’expression visuel, nous rétablissons le lien entre l’être humain et la nature, en soulignant les dangers, mais aussi la promesse et l’espoir qui sont partout présents. J’ai l’espoir que ces images et ce qu’elles racontent nous motiveront en plus grand nombre à franchir le pas entre l’observation et la défense active de notre planète. », rappelle Ami Vitale.
Une exposition à Monaco, une tournée mondiale et un livre
Le public et les lycéens ont eux aussi pu voter pour leurs images préférées. After the Flames, Hope de Fernando Faciole, montrant un tapir aux pattes bandées, sauvé d’un incendie dans la région du Pantanal au Brésil, a remporté le Prix du Public. De son côté, Forest Guard de Bambang Wirawan, capturant un tigre de Sumatra à travers la carcasse d’un animal, s’est vu attribuer le Prix des Lycéens.
Les 36 photographies finalistes seront exposées à Monaco sur la Promenade du Larvotto du 3 juin au 31 juillet 2025 avant de s’envoler pour une tournée internationale. Un ouvrage réunissant les clichés paraîtra également aux éditions Skira Paris.
Benjamin Rullier














