La Black Swan Gallery fait partie des nouvelles galeries présentes à Art Rotterdam Unseen, et elle offre exactement ce que l’on attend d’un salon d’art captivant. Avec Daphne van de Velde, elle mêle danse, performance, arts monumentaux et photographie, tandis qu’Alexi Williams Wynn explore les sciences naturelles (de la biologie à la médecine), la sculpture et la photographie.
DAPHNE VAN DE VELDE NL 1973
Art Rotterdam/UNSEEN réunit la photographie et les arts. C’est exactement ce que fait Daphne van de Velde : elle crée des photographies, mais travaille également avec la vidéo, les techniques mixtes et la sculpture. Son art s’appuie sur une solide formation en danse contemporaine, en architecture, en arts monumentaux et en photographie. Il en résulte des images surprenantes, dotées d’un langage visuel et d’une composition fascinants et très authentiques.
Sa formation et la conception de ses œuvres ne sont pas les seuls éléments pertinents pour comprendre son œuvre. À première vue, on pourrait simplement réduire son travail à des photographies de danse ou de ballet, mais pour Daphne, pratiquer la danse et photographier mouvement dans des autoportraits est un moyen de retrouver & revendiquer la place qui lui revient dans le monde. Et ce, dans un monde dominé par les hommes, où l’identité féminine est à peine acceptée, où les limites sont fréquemment franchies (physiquement, moralement et émotionnellement), où les femmes en gardent les séquelles. À travers son art, Daphne van de Velde trouve un moyen de panser ses blessures et d’accepter son identité. En d’autres termes, il s’agit d’une réflexion poétique et militante sur la condition féminine dans la société contemporaine.
Elle a présenté avec succès ses sculptures monumentales les plus récentes sous le titre « Penthesilea » au salon Approche lors de Paris Photo, a donné un aperçu de ses travaux antérieurs à PhotoBrussels et présente à ArtRotterdam une rétrospective de son œuvre à partir de 2021.
Sa nouvelle publication, « Of Me and You – On the Threshold of Intimacy », disponible à la consultation et à l’achat au salon : jetez-y un œil !
ALEXI WILLIAMS WYNN Royaume-Uni 1972
Les mathématiciens le savent bien : leurs connaissances, aussi abstraites qu’elles puissent paraître, sont très proches de la nature et des arts. Des séquences comme celle imaginée par Fibonacci se retrouvent partout. Alexi Williams Wynn est sans doute loin d’être une simple matheux. Mais son approche est fascinante et variée, à l’image de son parcours, et elle découvre également dans la nature des relations structurelles qui se reflètent dans son art.
Elle a étudié la sculpture et le moulage, mais s’est également demandé à quoi pouvaient ressembler l’intérieur des organes. Et cette artiste ne s’est pas contentée de se poser la question : elle s’est mise à explorer activement comment cela pourrait être rendu visible. Le résultat, ce sont ses sculptures : des formes qui semblent familières, mais étranges et peut-être même effrayantes – et cela a déjà été reconnu au niveau international ; ses œuvres ont déjà été présentées à plusieurs reprises dans des expositions organisées par p.e. Saatchi
On retrouve ces structures arborescentes dans ses tirages au collodion humide. Ici, des arbres hivernaux sont juxtaposés à des images médicales, telles que des structures artérielles ou des tiges nerveuses infinitésimales. En associant les formes ramifiées des arbres aux réseaux internes du corps, les œuvres illustrent comment les mêmes schémas structurels fondamentaux se répètent à différentes échelles, des grandes formes externes de la nature aux systèmes internes complexes du corps. Elle met ainsi en avant l’unité universelle de toute vie – et nous invite peut-être à nous interroger sur la manière dont nous y faisons face.
Prochaine exposition à Paris : RSF A Moveable Gallery, 75002 Paris, Sans anesthésie 2# 15 avril > 28 juin 2026, Alexi Williams Wynn, Cat Soubbotnik, Daphne van de Velde, Kat Bové, Marcel Mariën, Nina Anduiza, Paul Van Hoeydonck – commissaire Patrick Amine
Prochaine exposition à Bruges : Saudade – la nostalgie de l’insaisissable avec Bilal Bahir, Nick Verhaeghe, Guy Vording et Jenny Ymker du 16 mai au 14 juin.
John Devos
johndevos.photo (a) gmail.com














