De retour pour sa 14e édition, le prix HIPA couronne également depuis 2024 “The HIPA Photographer of the Year Award”. À la clé, 80 000$ et la reconnaissance internationale d’un travail de narration visuelle hors du commun.
« Cette récompense s’adresse aux photographes profondément engagés dans un travail significatif à long terme : ceux dont l’objectif capte non seulement la beauté, mais aussi le sens. » C’est dans ces termes qu’Ali Khalifa Bin Thalith, secrétaire général de HIPA souligne l’importance du “HIPA Photographer of the Year Award”, distinction clé de cette 14e édition du prix photographique. Introduite en 2024, elle « récompense un impact créatif durable dans le temps” et met en lumière un artiste visuel « dont le travail, sur une période de 12 mois, allie excellence artistique et pertinence sociale. »
Jusqu’au 31 mai, tous les photographes majeurs peuvent postuler, en s’inscrivant en ligne dans une des catégories de cette nouvelle édition : “Puissance (thème principal)”, “Photographie de sport”, “Drone (vidéo)”, “Portfolio (narration)” ou “Général (couleur et noir et blanc)’. Inscrit comme un des trois “Special Awards”, ce prix est une opportunité pour HIPA d’appuyer son envie de ne pas se limiter à des images individuelles, en permettant « aux photographes de raconter des histoires qui résonnent au-delà des frontières et des cultures », rappelle Ali Khalifa Bin Thalith.
Et le prix a déjà fait parler. Ken Geiger, photojournaliste américain lauréat du prix Pulitzer estime que « cette catégorie met l’accent non plus sur l’impact immédiat, mais sur l’excellence visuelle durable et sur une contribution qui s’inscrit dans le temps. » Une réflexion à laquelle souscrit également Maggie Steber, photographe documentaire américaine, en ajoutant que celle-ci « honore la force artistique derrière une vision développée sur un an : au-delà d’une belle image, c’est un travail porteur de sens et d’engagement. »
L’an dernier, c’est l’astrophotographe égypto-syrien Samy Olabi qui a remporté la récompense, le jury souhaitant mettre en lumière le dévouement derrière son œuvre : des nuits passées à veiller dans des lieux reculés et une quête d’images révélant le cosmos avec à la fois maîtrise technique et vision artistique. « C’est un rêve devenu réalité et la reconnaissance de plusieurs années passées à capturer la beauté inspirante de nos cieux », témoigne le photographe.
Benjamin Rullier
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