Après la pluie
Par la fenêtre devant moi je vois surgir du lointain des silhouettes enfantines dans la pénombre d’un ciel chargé. Rien ne les arrête pas même le temps incertain après la pluie, ils sentent les joies du dehors et moi je sens la chaleur de chez moi, derrière ma fenêtre qui capture en un rien de temps l’instant fugace de leurs jeux et escapades.
J’entends, je vois, il doit être quatre heures de l’après midi, et la pluie intense a laissé place à une sombre nature ou la lumière est plus belle encore. Elle ne donne pas trop de répit aux enfants qui sont venus braver le temps, et ainsi libérés du poids de celle-ci sont venus renouer avec l’espace éclairci.
Et moi protégée par mon intérieur, j’ai comme envie de me libérer de cette frontière et de déambuler à l’extérieur pour toucher par mon regard en direct les traces d’un paysage et encore les jeux d’enfant s’offrant à moi. Toujours après la pluie, et guidée par tous les sens je vais au contact, la protection de la fenêtre de chez moi et les vues captées m’ont donné envie de sortir et de me confronter à cette réalité intrinsèque pour sentir aussi ce que c’est que vivre après la pluie et d’en ressentir ces effets.
Il ne fait plus clair, je rentre chez moi de peur que la pluie à nouveau ne tombe, mais je serai toujours là pour saisir à nouveau les affres de la vie qui grouille sous cette lumière plombante d’après la pluie que j’aime tant.














