Galerie Camera Obscura présente Yamamoto Masao : Saru.
Cette nouvelle exposition de Yamamoto Masao présente un ensemble de photographies réalisées au fil de son œuvre sur un thème qui lui est cher : les animaux. Et, parmi elles, plus particulièrement les images étonnantes d’une communauté de singes (Saru en japonais) qu’il suit depuis plusieurs années.
Yamamoto écrit dans la préface du livre Saru qui paraît aux éditions Textuel :
Je suis régulièrement frappé par une puissante révélation : tous les êtres vivants – et à vrai dire toutes les existences en ce monde – sont d’égale valeur…
Quand j’observe une colonie de singes, je vois l’innocence des jeunes en train de jouer, la tendre affection entre les parents et leurs petits, la façon dont ils semblent entrer en méditation lorsqu’ils se baignent dans les sources chaudes.
En leur présence apparaît l’image du bouddha Amida tout illuminé.
Peut-être sont-ils nos véritables professeurs, eux qui veillent à nous rappeler l’essence profonde de l’existence, que l’humanité oublie peu à peu : ce que signifie vivre.
Pour Yamamoto, suivant en cela la tradition et la sensibilité japonaise, la nature est habitée d’esprits et de forces invisibles. Voilà bien des années qu’il a quitté sa ville, Yokohama, pour s’installer dans une maison retirée, à mille mètres d’altitude, en bordure de forêt, face au mont Fuji. C’est là qu’il travaille essentiellement, cherchant à fixer dans sa photographie les petits émerveillements qu’un esprit attentif et sensible décèle dans le quotidien.
« Quand je regarde en arrière, je me rends compte que le seul motif cohérent de mon travail est mon obsession pour les petites choses. Je ressens de la joie quand je découvre des choses apparemment insignifiantes et que l’on néglige facilement. » Ecrivait-il dans la préface de Small Things in Silence (RM editions, 2014)
La photographie de Yamamoto est en effet vouée aux plaisirs minuscules de l’oeil, à des détails du monde dont la contemplation ouvre les portes de la poésie et de l’imagination. Comme un enfant assis dans l’herbe, il saisit la face émerveillée des choses.
Et, naturellement, de par sa sensibilité et son lieu de vie, son regard se porte essentiellement vers la nature et les animaux.
Les photographes, comme les fabulistes, tentent parfois à leur façon de renouer les fils entre monde animal et humain. Yamamoto nous montre que notre connivence ancienne avec la nature, même fortement atténuée dans l’environnement artificiel et technique que nous avons créé, n’a pas totalement disparue et que tout est affaire de regard et de sensibilité.
Yamamoto Masao est né en 1957 à Gamagori, petite ville littorale de la province d’Aïchi au Japon. Après des études en arts plastiques, il s’oriente vers la photographie. Premières expositions au Japon au début des années 1990 mais c’est aux États-Unis, où il expose régulièrement à partir de 1994, qu’il connaît un vrai succès et que sa carrière artistique prend une ampleur internationale. En 1998, il publie son premier livre chez Nazraeli Press.
En 2006, la galerie Camera Obscura présente pour la première fois une exposition personnelle de Yamamoto en Europe. Son audience n’a cessé de s’étendre et il est régulièrement exposé à travers le monde.
L’expositon comprend une soixantaine de tirages réalisés par Yamamoto dans une édition limitée à vingt exemplaires pour la série Kawa et quarante pour la série Nakazora.
Yamamoto Masao sera présent à la galerie le samedi 4 juillet pour signer deux nouveaux livres
Yamamoto Masao : Saru
12 juin – 1er août 2026
Vernissage le jeudi 11 juin à 17h
Galerie Camera Obscura
268 Boulevard Raspail
75014 Paris
www.galeriecameraobscura.fr














