Le prince George, futur roi d’Angleterre, est mon unique ami britannique sans que nous nous connaissions. En lui écrivant des cartes postales, l’objectif consiste à se glisser dans un Français très intéressé par l’observation des frasques de la réalité.
Tout ce qui relève de la royauté, du pays, du climat ou des traditions sont bons pour les mots. Je ne lui parle jamais de sa famille, un nombre considérable de personnes s’en charge.
Les photos ont été réalisées avec l’idée de finir en cartes postales puis de rejoindre les collections du fonds. Chaque production est organisée comme un casse de bijouterie.
Lorsque j’ai compris le sens de l’éclairage de l’église Saint-François-Xavier, j’ai attendu un dimanche soir de désoeuvrement comme les autres pour y aller.
En passant boulevard Saint-Germain, j’ai remarqué cet arbre planté de travers. Les anomalies sont des phénomènes invisibles. Je me suis déplacé quelques temps plus tard pour en faire toute une histoire.
Seul le groupe de Brésilien est imprévu mais au programme d’un tour piéton de Montmartre.
Je réserve à George une jolie surprise pour la carte postale que je lui enverrai pour l’anniversaire de sa majorité. Je fêterai avec lui l’abolition de sa mention interdite au moins de dix-huit ans avec une photo très explicite.














