Mahalla – Centre de Tranquillité
Le projet « Mahalla – Centre de Tranquillité » est une réflexion visuelle sur la tradition en tant qu’expérience sensorielle et tactile, transmise par le geste, le regard, l’ombre et la lumière.
Des photographies transférées sur tissu représentent un lieu où les traditions populaires sont nées et sont encore précieusement préservées. Mahalla n’est pas seulement un lieu de vie physique : c’est tout un système de relations façonné au fil des siècles. La vie au mahalla repose sur des règles tacites : hospitalité, respect des aînés, attention aux enfants, soutien mutuel dans la tristesse comme dans la joie.
Chaque maison du mahalla est une sorte d’artefact, préservant l’histoire d’une famille. Ici vivent des personnes qui s’efforcent de créer leur propre coin de bonheur et de confort. C’est un lieu où l’on revient en quête de paix intérieure, une paix intérieure qui fait tant défaut dans le monde turbulent d’aujourd’hui.
Dans la succession des générations et le jeu discret de la lumière sur les murs des maisons, quelque chose émerge qui relie non seulement les personnes et les époques, mais aussi l’intérieur et l’extérieur, l’éphémère et l’éternel. Il s’agit d’un long regard sur la poésie quotidienne, inscrite dans les espaces entre les rues et les îlots de maisons.
Ces images en noir et blanc composent une chronique poétique du quotidien, où passé et présent s’entremêlent dans l’ombre des arbres, les fissures des murs en adobe et les lueurs du soleil au sol.
Il ne s’agit pas de simples scènes du quotidien : ce sont des moments où le regard d’un enfant devient le miroir de notre existence, et où les femmes âgées sont les gardiennes d’une mémoire profonde. Chaque image témoigne de la transformation de l’intime en collectif, de la naissance de symboles incarnant l’histoire générationnelle.
La série explore la trame visuelle de la mahalla comme un espace d’harmonie délicate, où le rire des enfants cohabite avec la sagesse de l’âge, où l’architecture délabrée côtoie un invisible sentiment de résilience.
Cette observation photographique est à la fois un portrait intime et un récit universel de la mahalla en tant qu’organisme vivant.














