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Paris Photo 2021 : Mon Panier à € 12 000

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Mon budget s’est très sensiblement étoffé, j’ai donc opté pour des achats groupés, à une exception près, sans dépasser la limite fixée. J’ai fait ma sélection sur quelques binômes séduisants.

 

Allegoria 7 [Omar Victor Diop] & Dance on the Piano [Jurgen Schadeberg]

Les photographies de Omar Victor Diop sont toujours d’une grande qualité et d’un fort potentiel esthétique mâtiné d’une pointe d’humour sous adjacente. Ce sont des images dont on ne se lasse pas.

Les photographies de Jurgen Schadeberg resteront comme des témoins des différentes formes de vie en Afrique du Sud dans la seconde partie du XXe siècle et la fin de l’apartheid.

 

Then and Now [William Wegman] & New York Times [Sacha Goldberger]

Dans ma deuxième option je reste délibérément dans l’humour, la photographie n’est pas uniquement cantonner aux catastrophes et aux scènes dramatiques. Les portraits de chiens costumés de William Wegman sont succulents à la mode anglo-saxonne. A défaut de la collection complète l’acquisition d’une pose en grand format entre dans mon budget avec en bonus la jolie photographie de Sacha Goldberg qui nous offre l’humour juif américain en image. Belle histoire à la façon de Isaac Bashevis Singer.

 

Nu Reposé [Laure Albin-Guillot] & Achille [Stéphane Lavoué]

J’ai trouvé ce superbe vintage de Laure Albin-Guillot à un prix un peu élevé mais la structure photographique de cette création de 1937 est susceptible de générer un vrai coup de cœur. Je confesse que ce fût mon cas.

Avec les quelques pièces qui me restaient je me suis laissé tenter par le portrait de Stéphane Avoué dans un style très pictural rehaussé d’une belle subtilité d’éclairage.

 

Suicide in Tokyo [Nobuyoshi Araki] & “Picnick at night” Beyond the shadows [Elsa & Johanna]

La photographie de Nobuyoshi Araki, réalisée en 1994, se suffit à elle même et elle se dispense de tout commentaire.

La seconde est une très grande photographie, très contemporaine et symbolique de notre quotidien. Elle présente un travail très soigné à la composition subtile et à l’éclairage millimétré (volontaire ou non). La photographie accrochée sur votre mur, vous serez devant la fenêtre d’une tranche de vie.

 

Pass-Laws [Jurgen Schadeberg] & Milano Il vigile in metropolitana [Carlo Orsi]

Deux grands classiques pour amateurs des images répertoriées dans les « street views ». Un coup d’œil photographique affirmé avec cette photographie de Jurgen Schadeberg tirée dans un grand format, avec une bonne qualité technique.

Dans un format plus petit, il en est de même de la photographie, toute aussi célèbre, de Carlo Orsi prise dans le métro.

 

A Young Muslim Woman in Brooklyn [Chester Higgins Jr.]

Pour l’intégralité de mon budget, je craque pour ce portrait par Chester Higgins Jr.. Le contenant est un joli papier avec un tirage platinium d’une grande qualité. Le contenu est un portrait de l’année 1990 qui restera comme un témoignage (malgré ou grâce à son cadrage très serré), dans l’Histoire des communautés à New York.

 

Kate at Philbin Beach [Jocelyn Lee] & Vestido elegante Mexico [Flor Garduño]

Un assemblage de deux portraits dénudés de femmes réalisés par des femmes. Le premier, œuvre de Jocelyn Lee, est dans la droite ligne des travaux de cette créatrice sur les portraits dits psychologiques qu’elle associe très souvent à un environnement naturel. Le choix délibéré du modèle ajoute à la pertinence du message.

Le second portrait, de Flor Garduño, tout autant dénudé est totalement assis sur l’esthétisme en priorité ; mais, a bien regarder le travail très soigné ne représente pas uniquement une belle image à contempler.

 

Reading for Tehran Streets [Maryam Firuzi] & Belgium, Antwerp [Harry Gruyaert]

Deux photographies d’ambiance avec une mise en scène sophistiquée avec d’un coté Maryam Firuzi qui happe au passage toute la construction d’une organisation humaine.

Pour l’autre face, c’est un tirage de 1992 de Harry Gruyaert avec son style si particulier pour immortaliser et mettre en avant les banalités (si possible très colorées) de nos vies quotidiennes.

 

Chère Amie [Flore] & sans titre [Nacho Lopez]

Un bel ensemble de deux portraits très intéressants.

Une photographie posée et travaillée dans ses moindre détails jusqu’à son tirage sur pelure japonaise déposée sur une feuille d’or fin. L’harmonie de l’ensemble présente un très bel aspect.

La deuxième image est un vintage argentique (1955) de Nacho Lopez représentant un enfant. Une photographie très forte en émotions, un rêve pour beaucoup de collectionneurs.

 

Colour as grey [Jalal Sepehr] & Tempora Morte Stillleben mit Dahlien und Johannisbeeren Kaliningrad [Lia Darjes]

Je termine mes propositions avec deux photographies d’une belle construction et très complémentaires sans qu’il y paraisse à première vue.

Le bord de mer avec une belle lumière latérale très rasante qui met un coup de projecteur sur un amas linéaire de chaussures (chaussures abandonnées par des migrants avant d’embarquer sur les radeaux de la traversée). Traversée bien incertaine si l’on se noie dans l’horizon aussi terne qu’inquiétant. Tous les détails de l’image participent à cette histoire d’aujourd’hui et ils prédisent déjà celle de demain.

A l’opposé, la photographie de Lia Darjes est toute aussi riche en symboles d’une société occidentale cartésienne où tout est parfaitement ordonnancé, abondant et futile. Belle nature morte installée sur un socle incertain, la créatrice n’a rien oublié.

 

vos commentaires sur ces choix sont toujours les bienvenus à

chroniques@maindrault.art

 

Paris Photo

www.parisphoto.com

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