Pendant plus d’un demi-siècle, des cartons de tirages vintage de Mick Rock, « l’homme qui a photographié les années 70 », sont restés scellés et invisibles.
Aujourd’hui, ils refont surface pour la première fois, offrant un regard intime sur le photographe qui a façonné l’identité visuelle du rock.
Présenté pour la première fois par la Music Photo Gallery à Photo London en 2022, l’année suivant le décès de Rock, cet ensemble d’œuvres unique replace la photographie musicale dans le canon de l’art contemporain. La collection fait également écho aux événements marquants récents du marché, comme la vente record de Sotheby’s : « Freddie Mercury : A World of His Own », dont de nombreuses images proviennent des archives de Rock.
Organiser des archives inédites
Pendant les deux dernières années de sa vie, Mick Rock a travaillé en étroite collaboration avec Sebastián Alderete, directeur de la Music Photo Gallery, afin de mettre de l’ordre dans ses archives personnelles pour la toute première fois. Cette collaboration s’appuyait sur des années de confiance : depuis 2015, la galerie organisait des expositions multimédias de grande envergure, telles que David Bowie : The Rise of Ziggy Stardust et Queen : The Bohemian Rhapsody Years, présentées à Los Angeles, Buenos Aires, Mexico, São Paulo et Londres. Chaque exposition réunissait plus de 150 œuvres, accompagnées de films originaux, de musique, d’installations et d’expériences immersives, mettant souvent en scène Rock lui-même, captivant le public avec des histoires que lui seul pouvait raconter.
Cette amitié a atteint un tournant lorsque Rock a confié à la galerie tous ses négatifs pour l’exposition Queen au Mexique, permettant ainsi la réalisation de tirages monumentaux inédits. Peu après, il a commencé à revisiter ses photographies anciennes, restées intactes pendant plus de cinquante ans.
Trésors redécouverts
Parmi les œuvres mises au jour figurent des portraits inédits de Syd Barrett, un rare tirage gélatino-argentique doré de David Bowie, des photographies de Queen griffonnées par Freddie Mercury, la planche contact de Lou Reed utilisée ultérieurement pour une pochette d’album, et des tirages chromogènes uniques au format Polaroïd, réalisés à la main par Rock au moment de leur création.
Ces tirages vintage se distinguent de toutes les autres œuvres de Mick Rock disponibles sur le marché, et pas seulement des éditions posthumes et des reproductions. Leur importance réside dans le caractère historique de leur réalisation : à cette époque, dans ce contexte, avec l’empreinte unique de la main de Rock. Nés de la chimie, de la lumière et de l’instant, ce sont des objets uniques qui reflètent Rock à la fois comme artiste et comme témoin de son époque.
Positionner la photographie musicale au cœur des beaux-arts
La redécouverte des archives de Rock s’inscrit dans une mission plus vaste poursuivie par la Music Photo Gallery : positionner la photographie musicale au plus haut niveau des beaux-arts. En dialogue avec les tirages vintage de Bob Dylan de Daniel Kramer et les archives de Bob Gruen, Roberta Bayley, Ebet Roberts et Marcia Resnick – également représentées par la galerie –, l’œuvre de Rock s’impose comme un chapitre essentiel de l’histoire culturelle du XXe siècle.
Aujourd’hui, la gestion de ses archives d’œuvres vintage et en édition limitée incombe à son épouse, Pati Rock, avec qui la galerie poursuit une étroite collaboration.
Un geste rare
Au-delà des archives historiques, Rock a également confié à la galerie une sélection personnelle de cinquante œuvres contemporaines, chacune signée et annotée de façon unique sur le devant – une première pour lui. Ce geste exceptionnel donne une dimension rare à sa carrière, complétant les tirages vintage historiques.
The Music Photo Gallery
New York (sur rendez-vous uniquement) www.MusicPhoto.net [email protected]
+1 (917) 310-0973














