Océans
Il y a quelque chose de brut, de naïf dans mes images couleurs. J’ai parfois l’impression de reproduire les aquarelles de mon enfance sur les paysages et les figures qui m’entourent ou que j’hallucine. Ce sont des prises de vue instantanée, souvent au bougé. Pas de post production, Photoshop, Lightroom ou autre. Quelques réglages de base où je peux choisir de “dégrader“ l’image. Je fais avec ce qui est là maintenant : la vitre de la voiture arrosée par la pluie, un plexiglass orange paravent sur une plage qui donne sa matité au cliché et un effet de double exposition, des réflexions parfois.
J’essaye de traiter de la disparition, de l’effacement comme de la symbiose. Figures et paysages s’entremêlent. Il s’agit de témoigner de la fragilité, la force malgré tout, la mémoire des mondes qui s’étiolent. Avec la tendresse amoureuse portée sur ces représentations d’animaux humains et non humain, minéraux, végétaux.
J’explique plus en détail ma démarche dans mon recueil photographique L’étoile sillonne la nue (Corridor Eléphant), sorte de rétrospective couleurs/noir et blanc, édition original limitée à cent exemplaires. Je travaille à une nouvelle édition plus largement diffusée pour le début 2026.














