Rechercher un article

Kurt Hollander: –Happy City

Preview

Plus d'une douzaine d'hôtels de passes se pressent les uns contre les autres le long de la route qui traverse le quartier pauvre, constellée de garages, de stations-services, et de zones industrielles, à Saint-Domingue, la capitale de la République Dominicaine. Certains de ces hôtels ont été dessinés pour ressembler à des constructions de banlieue, avec des petites maisons éparpillées disposant de jardins plantés de palmiers, tandis que d'autres ressemblent à des palaces imposants avec des coupoles majestueuses. Le plus vieil hôtel a été construit en 2000, tandis que le plus récent (Happy City) n'a vu le jour qu'il y a cinq ans, et la plupart sont la propriété de businessmen chinois.
À tout moment, des dizaines de couples se retrouvent dans chaque hôtel, pourtant tout se passe sous le sceau du secret et de l'anonymat. Les hôtels sont spécifiquement conçus pour éviter aux gens de voir et d'être vus, et il n'y a donc jamais aucune interaction entre les clients et le personnel, ou des clients les uns avec les autres. Les voitures, beaucoup avec des vitres teintées, sortent de l'autoroute pour entrer dans un garage inoccupé, la porte du garage se referme, et le couple sort de la voiture sans qu'on puisse l'apercevoir. Cette invisibilité permet à des gens de toutes tendances sexuelles d'utiliser ces gigantesques hôtels comme leurs propres palaces privés dédié à la luxure. Même si tout reste invisible, de la musique à fort volume émane de toutes les directions, souvent accompagnée de cris et de gémissements.

This content is for Abonnement annuel et Abonnement mensuel members only.
Log In Register

Merci de vous connecter ou de créer un compte pour lire la suite et accéder aux autres photos.

Installer notre WebApp sur iPhone
Installer notre WebApp sur Android