Né à Rio de Janeiro, José Roberto Bassul (1957) a grandi à Brasilia où il a obtenu un diplôme et une maîtrise en architecture et urbanisme. Il a pris des cours de photographie quand il était encore adolescent. Après une longue, intense et diversifiée pratique en tant qu’architecte, il a retourné son dévouement artistique exclusivement à la photographie. Bassul définit ses œuvres visuelles comme « une tentative de dessiner des pensées, de projeter des désirs et de construire des espaces pour l’imagination ». Dans les constructions visuelles géométriques, ou dans des approches expérimentales, sa recherche artistique se concentre sur le paysage urbain et les aspects contemporains de la vie en ville. Sa production opère à l’intersection des dimensions sociales, historiques, politiques, conceptuelles, formelles et imaginaires.
“O Sol Só Vem Depois” / “Le soleil ne vient que plus tard”
Ces images évoquent des situations où, individuellement ou collectivement, nous sommes confrontés à la perte, à la défaite, à la frustration, au désenchantement et à la peur. Places et parcs abandonnés, terrains de sport désaffectés, rues désertes, maisons démolies et chemins sombres sont imprégnés d’un certain lyrisme, de rayons de lumière. Comme si les nuits savaient que le soleil ne viendrait que plus tard.
“Paisagem Concretista” / “Paysage en béton”
Loin de la représentation des monuments de Brasilia, “Paisagem Concretista” explore les affinités entre l’urbanisme de Lúcio Costa et le concretisme dans les arts visuels. Bien qu’ils aient parcouru des chemins parallèles, les deux dialoguent dans le langage esthétique que l’observateur perçoit en parcourant avec attention les espaces ouverts de la ville.
« Linhas de Sombra” / “Lignes d’ombre”
Les photographies des bâtiments communs dans plusieurs villes composent la série « Linhas de Sombra”. Minimalistes, formés uniquement par des lignes et des surfaces disposées sur un seul plan, les images s’éloignent de la représentation de leur objet : le bâtiment architectural. Des enregistrements visuels proches du dessin ou de la gravure, provoquent des doutes et suggèrent le questionnement du langage photographique.














