Jeffrey Milstein nous envoie sa dernière série accompagnée de ce texte.
Fin octobre, on m’a accordé une autorisation — rarement délivrée — de survoler le centre de Paris en hélicoptère pour photographier (pour la deuxième fois — la première fois, c’était en 2019). Une loi française empêche normalement que cela se produise. Si vous faites une recherche sur Google, vous verrez que seuls environ six photographes ont reçu l’autorisation de voler à basse altitude au-dessus de Paris depuis les premières photographies aériennes réalisées par Nadar depuis un ballon au-dessus de Paris en 1858. Lorsque j’ai photographié en 2019, pour mon livre chez Rizzoli, Paris From the Air, Notre Dame était recouverte de bâches et les autorités restreignaient sa prise de vue. En 2025, j’ai décidé de demander si je pouvais obtenir un nouveau vol pour photographier Notre Dame, ainsi que d’autres parties de la ville. Le dépôt de la demande coûte 1 000 $ à lui seul. On m’a accordé une heure à l’intérieur du périphérique, fin octobre, sur l’un des trois jours entre le 5 et le 7 (nous pouvions photographier des zones hors du périphérique, comme La Défense, sans que cela ne compte dans l’heure). Un hélicoptère volant à basse altitude au-dessus de la ville était si inhabituel que le vol a fait l’objet d’articles dans les journaux. Le mercredi 23 octobre, la météo permettait de voler. Il y avait des nuages, si bien que les photos sont différentes de mes prises de vue précédentes au soleil. Elles sont plus douces et plus pastel, et j’ai réalisé à la fois des vues verticales à la verticale (ma signature) et des images au format paysage. J’étais dans un hélicoptère bimoteur, porte ouverte, avec deux appareils photo autour du cou. J’avais un pilote expérimenté, capable de me placer rapidement aux bons endroits autour de la ville, et j’ai réalisé 2 000 images haute résolution en deux heures de vol. J’imagine nombre de ces paysages en grands tirages, certains pouvant atteindre 80 pouces de large.
La police française m’a remis une carte indiquant plusieurs bâtiments militaires ou gouvernementaux qu’elle souhaite voir floutés ou pixelisés. Je trouve que cela ajoute un élément intéressant, qui sera intégré à certaines photos.
Jeffrey Milstein
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@jeffreymilstein














