Rechercher un article

International Center of Photography (ICP) : Naima Green : Instead, I spin fantasies

Preview

The International Center of Photography (ICP) présente jusqu’au 12 janvier 2026 Instead, I spin fantasies( Au lieu de cela, je me laisse aller à des fantasmes), une exposition de travaux récents de Naima Green qui aborde la question de la grossesse à travers des autoportraits mis en scène, des paysages et des natures mortes – brouillant la frontière entre documentaire et performance. Green interroge les attentes conventionnelles et les stéréotypes de représentation de la maternité, tout en créant un espace élargi pour réfléchir à l’expérience de la grossesse en Amérique.

Conçue par la commissaire invitée Elisabeth Sherman, Instead, I spin fantasies réunit des dizaines d’œuvres nouvelles, notamment des photographies tirées en utilisant les procédés historiques d’impression à l’albumine et par lumen, ainsi qu’une installation vinyle in situ qui s’appuie sur l’architecture des galeries du troisième étage de l’ICP. Sherman déclare : « Instead, I spin fantasies est un remarquable nouveau corpus d’œuvres de Naima Green, qui fait progresser sa pratique et remet de manière significative en question les frontières entre fiction et non-fiction. Plutôt que de revenir sur une expérience déjà vécue, elle imagine les possibilités futures en utilisant la photographie d’une manière que nous pouvons toutes et tous mettre en pratique dans nos propres vies. »

La considération de la grossesse comme une identité à la fois personnelle et sociale s’exprime de façon cumulative dans les photographies de Green, qui adoptent une approche fragmentaire et fictionnelle, choisissant d’imaginer différentes trajectoires possibles pour une même personne plutôt qu’un seul dénouement. En créant une vie « prothétique » — un ensemble de scènes et de moments, d’états psychologiques et de positions subjectives  Green est en mesure d’examiner une variété d’archétypes et d’anti-archétypes dans une diversité de contextes, des environnements suburbains aux espaces urbains, dans des lieux aussi bien intérieurs qu’extérieurs.

L’accent mis par Green porte autant sur l’ordinaire et le quotidien que sur les moments qui paraissent urgents ou dramatiques. Ses images dramatise des instants de tous les jours sortir les poubelles de recyclage, s’asseoir sur les toilettes, s’injecter un médicament  qui, mis bout à bout, offrent une représentation sans fard de la grossesse tout en construisant les mondes intérieurs de chacun de ses personnages. Dans d’autres scènes, Green bouscule les limites de la « respectabilité » quant à ce qui est considéré comme acceptable ou responsable de la part d’une personne enceinte. Ses personnages fument et boivent ouvertement, des gestes qui remettent en question les attentes sociales imposées aux corps enceints tout autant qu’ils interrogent les types de grossesses le plus souvent représentés dans les médias et l’art.

Une compréhension de la grossesse comme expérience collective se tisse dans ces photographies à travers les amis, la famille biologique et choisie qu’elle y fait apparaître. Même si Green a recours à des personnages récurrents et met en scène des relations familières, la dimension imaginative et non linéaire de ces images va à l’encontre d’une unité ou d’un achèvement narratif. Au contraire, ces brèves incursions dans des récits fictionnels et qui se chevauchent permettent aux spectateurs d’imprégner les scènes de leurs propres significations, histoires et expériences.

Parallèlement à la beauté et au lyrisme avec lesquels Green représente la grossesse, les contextes sociétaux et les forces plus larges qui influencent et façonnent ces expériences restent présents. Des références au complexe médico-industriel, aux interventions en matière de planification familiale et, plus généralement, aux façons dont les identités et les choix de vie sont conditionnés par les institutions, jalonnent l’exposition. Tout en méditant la gravité de son sujet, Green reconnaît aussi l’exubérance et le sentiment de possibilité inhérents au fait de créer une famille et de vivre avec elle.

Les moments de légèreté et les touches d’humour qui traversent l’exposition reflètent la pluralité des registres émotionnels, des intrigues entremêlées et des possibles qui coexistent au sein d’une seule vie.

 

About Naima Green
Naima Green est une artiste et pédagogue qui photographie des individus et des communautés afin de documenter leurs liens profonds avec les lieux et le plaisir. Elle explore diverses formes de photographie, le son et le cinéma expérimental. Tout au long de sa pratique collaborative, Green privilégie l’intimité, la sécurité et la connaissance de soi. Travaillant souvent dans des environnements luxuriants et aquatiques, elle offre des aperçus d’expériences multidimensionnelles liées à l’eau de mer et à ses parcours : beauté, légèreté, émerveillement et immersion. Les histoires orales et écrites sont essentielles à son processus ; en synthétisant la recherche d’archives avec des rencontres et des conversations avec les personnes qu’elle photographie, elle conçoit la création d’images comme un continuum et ses photographies comme des histoires vivantes et dynamiques.

Zach Ritter

 

Naima Green : Instead, I spin fantasies
Jusqu’au 12 janvier 2026
International Center of Photography Museum (ICP)
84 Ludlow St.
New York, NY 10002
http://www.icp.org

Les expositions de l’ICP sont soutenues en partie par Caryl Englander, Almudena Legorreta, le conseil d’administration de l’ICP et le Blanchette Hooker Rockefeller Fund, ainsi que par des fonds publics du New York City Department of Cultural Affairs en partenariat avec le City Council et du New York State Council on the Arts, avec le soutien du Office of the Governor et du New York State Legislature.

Merci de vous connecter ou de créer un compte pour lire la suite et accéder aux autres photos.

Installer notre WebApp sur iPhone
Installer notre WebApp sur Android