Paul « Jazz » Jasmin nous a quitté il y a quelques jours. Fahey/Klein Gallery nous a envoyé le texte suivant, accompagné d’une sélection de photographies en sa mémoire.
C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Paul « Jazz » Jasmin, décédé le samedi 24 mai à son domicile de Los Angeles. « Jazz », photographe, professeur et chroniqueur discret des « rêveurs », s’est éteint paisiblement à l’âge de 90 ans. Pendant des décennies, Jazz a utilisé les rues autour de son appartement, au pied des collines d’Hollywood, comme toile de fond photographique pour immortaliser les personnes qui déambulaient à Los Angeles. Chacun de ses clichés était imprégné de « devenir » et des « rêves cachés » de ses sujets.
Né à Helena, dans le Montana, en 1935, Jasmin quitta sa petite ville natale en 1954 pour une vie de voyage autour du monde et de quête artistique sans limites. Ses premières années se lisaient comme un roman : peinture à Paris, comédie à New York, croquis au Maroc, et enfin, arrivée à Los Angeles, une ville aussi agitée et rayonnante que lui. C’est à Los Angeles, la ville qui devint sa muse, que Jasmin trouva l’essence de sa voix artistique. Il vécut une douzaine de vies créatives avant de trouver sa véritable passion dans la photographie, grâce à l’encouragement de son cher ami Bruce Weber. Enseignant pendant de nombreuses années à l’ArtCenter College of Design de Pasadena, il enseigna à des générations d’artistes la même sensibilité et la même grâce qui marquèrent son propre travail. Il ne se contenta pas d’enseigner la technique ; il apprit à imaginer intensément, avec empathie et émerveillement.
Pour ses amis, il était « Jazz » – un nom qui lui allait à ravir. Et de fait, les photographies de Jasmin exprimaient une multitude d’émotions. Comme le dit si bien Bruce Weber : « Regarder des photographies, c’est un peu comme jouer différents airs dans sa tête et vivre les fantasmes qui se cachent dans les mélodies et les paroles. »
Paul Jasmin est sans conteste l’un des photographes les plus inspirants que nous ayons eu l’honneur de connaître et d’exposer. Sa passion pour le glamour, la fantaisie et la magie de la photographie était palpable. Il portait toujours un regard neuf sur l’art, même à 90 ans. La photographie exaltait « Jazz ». Observer son émerveillement et sa joie devant la majesté de la « création » était, et reste, un cadeau que chacun ici chérira. – David Fahey, Galerie Fahey/Klein
Paul Jasmin laisse derrière lui d’innombrables amis, étudiants et muses qui perpétuent son esprit. Et Los Angeles, sa muse éternelle, ne sera plus jamais la même sans lui. Il est profondément aimé et nous manque énormément.
Fahey/Klein Gallery
148 N La Brea Ave.
Los Angeles, CA 90036
www.faheykleingallery.com








