Deborah Bell Photographs présente une exposition de portraits d’artistes des années 1950 et 1960 réalisés par le photographe autodidacte Marvin P. Lazarus (Américain, 1918-1982). L’exposition présente 37 tirages vintage d’artistes dans leurs ateliers, notamment Alexander Archipenko, MIlton Avery, James Brooks, Stuart Davis, Giorgio di Chirico, Willem de Kooning, Marcel Duchamp, Jimmy Ernst, Philip Evergood, Fritz Glarner, Adolph Gottlieb, Philip Guston, Hans Hofmann, Jack Levine, Man Ray, Joan Mitchell, Evsa Model, Louise Nevelson, Barnett Newman, Isamu Noguchi, Robert Rauschenberg, Ad Reinhardt, Milton Resnick & Gino Severini. Tous les tirages sont des épreuves vintage sur gélatine argentique réalisées par le photographe et n’ont pas été exposées depuis une vingtaine d’années.
Lazarus était avocat et Assistant Attorney General de l’État de New York. Il a quitté la pratique du droit en 1962 pour devenir photographe à plein temps. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, Lazarus s’éclipsait de son bureau de Manhattan afin de photographier des artistes dont il admirait le travail. Il organisait ses vacances en Europe autour des artistes qu’il souhaitait photographier. Nombre de ces portraits de peintres et de sculpteurs américains et européens des ères de l’Expressionnisme abstrait et du Pop Art ont été publiés dans les années 1960 et 1970 dans des catalogues d’exposition de premier plan, des monographies d’artistes et des revues d’art. En 2004, une sélection de ses photographies a été présentée dans l’exposition Side by Side au Neuberger Museum of Art à Purchase, New York.
L’entrée de journal de Lazarus du 19 mai 1960 relate ses impressions sur Marcel Duchamp, qu’il photographiait souvent :
J’ai rendu visite à Marcel Duchamp pour lui montrer les photos. J’ai été heureux qu’il les aime, alors je lui ai donné une série complète, ce qu’il a, je crois, apprécié. [Les mains de Duchamp] ne sont jamais immobiles, mais semblent pourtant ne jamais être en mouvement. Elles glissent d’un bras à l’autre ; soudain, elles se joignent. Un instant plus tard, il appuie son visage sur un doigt tendu. Un doigt sur les lèvres. Une main sur un coude. Je suis resté là à observer une chorégraphie qui m’a presque hypnotisé. On pourrait croire que ce mouvement incessant serait distrayant, mais c’est l’inverse : on éprouve un sentiment fantastique de calme et de repos. C’est le visage ; la toile de fond calme de son visage, qui coordonne tous ces mouvements et fait l’homme.
Les tirages de Lazarus figurent dans les collections du The Museum of Modern Art, New York.
Marvin Lazarus : Portraits of Artists 1950s-1960s
À voir jusqu’au samedi 14 mars 2026
Deborah Bell Photographs
526 W 26th St. Room 411
New York, NY 10001
www.deborahbellphotographs.com














