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Bernard Plossu : « Je me souviens » – 17ème partie

Preview

Voici le dix-septième volet « Je me souviens » de Bernard Plossu, qui photographie depuis le début des années 1970 ses amis photographes. Ces portraits n’ont jamais été montrés. Régulièrement, L’Oeil de la Photographie vous en présente une sélection.

» Mes portraits sont toujours plutôt des moments de rencontres que des portraits prévus… aussi j’aime les appeler « des rencontres ». Dès l’adolescence, je photographiais mes copains avec ma rétinette, à l’époque de la Cinémathèque au début des années 60. Puis, il y eu les photos des amis et de la route des années du voyage mexicain, et de 1966 à Big Sur : je ne savais pas que j’allais devenir réellement… photographe !

Rencontré beaucoup de gens, et pourtant pas photographié des rencontres comme l’ami Sergio Leone, ou Moustaki en moto, ou Max Evans le scénariste écrivain des westerns, ou même Gerard Blain en 1963 à Porquerolles ! Sur le moment, pas pensé… ému ?

La rencontre peut se faire sans photographier…

Quelquefois, c’est une requête, ainsi le cas d’Isidore Isou avec Pierre Brochet et C. Schlatter, ou une rencontre rêvée, comme d’aller voir Albert Cossery à l’hôtel La Louisiane… Mais l’essentiel, c’est l’amitié du moment, pas le scoop, quoi !

C’est, ces rencontres, une belle façon de célébrer la vie ! car il y a des moments incroyables ! Lisette Model si pudique, m’ autorisant, « yes Darling », rare ! ou Alvarez Bravo si simple au coin de la rue à Londres ! Il y a aussi des gens qu’on aime et qu’ on voit souvent, plusieurs portraits au fil des années, ainsi Denis Roche, Lewis Baltz, Max Pam, Luis Baylon, un partage de la vie. Bref, ces rencontres sont sentimentales, en fait ! Ce sont des photos faites par besoin de les faire . Aussi, elles ont à voir avec le temps, les époques. Sans le faire exprès, elles parlent des années qui passent et ont passé.

Maintenant, il y a des portraits d’amis disparus, c’est si difficile… Les regarder demande de la force car leurs voix, leurs regards, nous manquent. Des 5 amis avec qui j’étais dans la jungle du Chiapas en 1966, il n’en reste qu’un ! Hampton, l’américain. Ces rencontres ont été des gens avec qui le partage de la vie a été magique, qu’ils soient randonneurs, copains de route, ou écivains, artistes et photographes .

Voici donc quelques photographes, de tous pays, âges, styles et je suis heureux de pouvoir partager ces images d’eux tous avec vous. »

Bernard Plossu

Les archives de Bernard Plossu sont gérées par Signatures.

http://www.signatures-photographies.com

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