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Arles 2012 – SFR: Julie de Waroquier

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Julie de Waroquier, photographe de la «  Rêvalité »

Il ne pouvait y avoir meilleure thématique «  Bonheurs simples dans un monde de contrastes¨, pour Julie de Waroquier afin de concourir au Prix SFR Jeunes Talents des Rencontres d’Arles .
Férue de philosophie, adepte de Diderot , Sartre , l’étudiante en maîtrise , a fait sienne le précepte de Bergson «  il faut apprendre à se laisser surprendre » .Ce qu’elle fait remarquablement en jouant sur la transfiguration du réel en «  Rêvalité » opposée à la réalité de notre monde lourds des sanglots longs de l’actualité brûlante de Damas à Kabul .
Il y a à peine cinq ans Julie de Waroquier n’avait pour référence que Robert Doisneau, symbole d’une photographie documentaire à peine éclose à ses yeux de photographe autodidacte. Ayant appris en marchant , la jeune débutante à préférer s’investir sur le thème de l’imaginaire , qu’elle aime décliner en sous –catégories , pour mieux nous permettre de vivre un monde de rêve et le rêve d’un monde meilleur . A force d’expériences, tant en laboratoire qu’en recherche sur la création de ses lumières douces et oniriques, Julie de Waroquier n’a jamais fait ni du cinéma ni de comédie pour cultiver son rapport très sincère à l’image. Seule la passion de la littérature mixée à son désir de musique ont fait de son chemin de vie la voie royale vers une photographie inventée toute en finesse et puissance sur- réaliste . Tel ce gamin emporté dans la montgolfière de ses désirs vers des horizons nimbés de lumineuse et diaphane légèreté. Nous sommes en permanence devant des images, qui interpellent, interrogent notre inconscient.
Avec une subtilité d’une exquise délicatesse dans le cadrage, qui toujours suggère, plus qu’il ne montre , Julie de Waroquier fait de la femme l’actrice majeure de nos songes embarqués vers un au-delà de désirs et d’illusions subtilement, langoureusement mêlés. Assument et revendiquant d’être non-engagé au sens militant d’une photographie documentaire, elle ne s’interdit pas, le temps venu, de réfléchir aux causes qu’elle pourrait servir avec des images plus obliques . Mais pour l’heure seule compte sa démarche authentiquement plasticienne pour pouvoir continuer de s ‘émerveiller et de subrepticement nous éblouir.
Fidèle à la poésie d’un Magritte, elle pourrait dire comme lui : « Toute chose ne pourrait exister sans son mystère » Sur les cimaises SFR du Palais de Luppé , Julie de Waroquier nous a ouvert les portes d’un univers de rêve(s)à explorer sans modération.

Alain Mingam

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