Rechercher un article

Von Lintel Gallery : Anthony Friedkin : Ex Post Facto

Preview

Von Lintel Gallery annonce “Ex Post Facto”, une rétrospective des photographies d’Anthony Friedkin.

Travaillant exclusivement en noir et blanc plein format, Friedkin consacre depuis plus de cinq décennies l’appareil photo à une quête de découverte personnelle, s’immergeant au cœur des mondes qu’il photographie. Natif de Los Angeles, Friedkin a commencé à photographier enfant et tirait déjà ses images en chambre noire dès l’âge de onze ans. Cette immersion précoce a ancré une dévotion de toute une vie pour l’objet photographique, pensé comme quelque chose de fabriqué, manipulé et mené à terme par la maîtrise du geste et l’intention créative.

L’exposition réunit des choix issus de plusieurs des essais photographiques les plus marquants de Friedkin. À travers les séries rassemblées (ainsi que dans un portfolio éponyme devenu iconique), la ville de Los Angeles demeure une force génératrice — ni simple décor, ni seulement la ville natale de notre héros, mais la condition organisatrice de toute une pratique artistique. L.A. a le pouvoir de structurer la façon dont les corps se déplacent, dont le désir circule, dont le paysage s’affirme comme un protagoniste friand de secrets et de paradoxes, et dont la joie de vivre et les affaires risquées se confondent sans fin.

The Surfing Essay constitue un axe central de la rétrospective. Commencé en 1975, il tient à la fois du journal visuel et de l’enquête au long cours sur l’obsession, le risque et le rituel. Friedkin photographie le surf de l’intérieur, au plus près de ses exigences physiques et psychologiques, suivant vague après vague avec une clarté nourrie autant par l’obsession personnelle que par une curiosité formelle et documentaire. L’océan devient un terrain d’épreuve pour l’endurance et la dévotion, sa puissance rendue par l’échelle, le mouvement et la participation même du photographe. L’exposition se complète de photographies issues du travail de Friedkin dans des maisons closes et d’autres intérieurs privés, où l’érotisme est abordé sans distance morale ni détachement esthétisant. Ces images imposent la présence — des corps inscrits dans des espaces réels, sous des conditions réelles — et élargissent le récit de la rétrospective, celui du photographe comme témoin le plus intime.

The Gay Essay, commencé au début des années 1970, s’impose comme un ensemble fondateur — la chronique, de l’intérieur, de la vie gay à Los Angeles avant que la visibilité ne se codifie, photographiée dans la confiance et une tendresse sans garde-fou. Les images résistent à la fois à la sentimentalité et à la distance ; elles opèrent plutôt par l’espace partagé et la reconnaissance mutuelle, les sujets existant comme des collaborateurs plutôt que comme des symboles. Dans la série Hollywood, l’illusion et le labeur cohabitent dans un même cadre. Acteurs, costumes, décors et instants hors scène révèlent un système construit sur la transformation et la répétition, où l’identité est provisoire et où la performance ne s’arrête jamais tout à fait. Hollywood, après tout, n’est pas — ou pas seulement — un fantasme : c’est aussi un lieu de travail.

Shana Nys Dambrot

 

La photographie de Friedkin est exposée à l’international depuis les années 1970 et figure dans les collections permanentes du Getty Museum, du George Eastman Museum, du Los Angeles County Museum of Art, et du Museum of Modern Art à New York et à San Francisco, pour n’en citer que quelques-uns.

 

Anthony Friedkin : Ex Post Facto
24 janvier – 7 mars 2026
Von Lintel Gallery
2525 Michigan Ave. Suite A1
Santa Monica, CA 90404
www.vonlintel.com

Merci de vous connecter ou de créer un compte pour lire la suite et accéder aux autres photos.

Installer notre WebApp sur iPhone
Installer notre WebApp sur Android