Ashoura
Ashoura, qui marque le martyre de l’imam Hussein, est un intense moment de deuil et de recueillement collectif. Dans les rues de Bagdad et de Sadr City, j’ai été témoin d’une foi profondément incarnée, où chaque geste, chaque regard, chaque vibration sonore traduit une communion avec le divin.
À travers mon projet photographique sur Ashoura en Irak, j’ai choisi de m’éloigner des images souvent sensationnalistes et controversées associées à cette commémoration. Bien que les rituels de scarification soient visibles, mon intention n’était pas de focaliser sur l’aspect sanguinolent, mais de capturer l’essence spirituelle qui transcende ces pratiques.
Cette série interroge plus universellement notre rapport au divin, au spirituel, et, quelque part, au sens que nous donnons à nos vies. Le reportage dévoile des pratiques qui révèlent ce qui demeure dans l’ombre, tout en soulevant des questions fondamentales sur la manière dont nous, en tant qu’êtres humains, cherchons à exprimer et à toucher l’invisible.
Mon travail cherche à révéler l’intériorité de ces instants : ici, ce n’est pas la violence du geste qui importe, mais la profondeur d’une foi vécue à même la chair. C’est un profond lien communautaire se fait ressentir ainsi que des valeurs de dévouement et de solidarité.














