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Prix du tirage Collection Florence & Damien Bachelot

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La première édition du Prix du tirage Collection Florence & Damien Bachelot organisée par le Collège international de photographie du Grand Paris en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie a récompensé le duo Clément Verger et Juan Cruz Ibanez. Le Prix du tirage Collection Florence & Damien Bachelot est doté d’une somme de 10 000 euros.

La note d’intention du tireur Juan Cruz Ibanez :

“Mon travail comme tireur a ses origines dans la gravure. En effet, j’ai passé plus de dix ans au service de l’encre et du papier au sein de l’atelier Benveniste Contemporary à Madrid. Aujourd’hui, j’ouvre les portes de mon atelier parisien aux artistes souhaitant explorer diverses techniques de tirage Fine Art. En tant que tireur, je reçois parfois des commandes qui sortent de l’ordinaire. Dans cette collaboration, nous nous sommes plongés dans l’impression d’un papier qui commence lui-même à devenir rare : le papier journal. Le choix du support d’impression fait partie intégrante du travail minutieux du photographe. Comme la fibre d’Eucalyptus boit le liquide en grandes quantités, le choix d’une seule encre de pigment noir s’est imposé à nous. Après de nombreux essais, l’édition a nécessité des techniques d’impression à vitesses réduites et des techniques de séchage inspirées de la gravure. Le résultat, une gamme de gris de grande profondeur et des détails qui révèlent la définition des clichés du photographe.”

La note d’intention du photographe Clement Verger :

Après avoir étudié la communication visuelle à l’ENSAAMA Olivier de Serres, Clément Verger a bénéficié de la bourse internationale Leonardo da Vinci. En 2011, il a obtenu le Master in Photographic Studies de l’University of Westminster de Londres. Depuis 2013, il travaille régulièrement à la création de workshops avec la Fabrique du Regard, plateforme pédagogique du BAL. Il a été lauréat de la Cité Internationale des Arts de Paris au cours de la session 2017/2018. Ses recherches ont reçu le soutien de l’aide à la création du CNAP et en 2018/2019, il a été membre de l’Académie de France à Madrid, Casa de Velázquez. Clément Verger est un artiste français dont le travail questionne l’apparente naturalité des paysages qui nous entourent, mixant production artistique et protocole scientifique dans une démarche fondée sur la recherche. Dans son projet Endeavour débuté au Portugal en 2016, Verger utilise l’exemple de l’introduction de l’Eucalyptus en Europe pour confronter le large phénomène du transport et de l’implantation d’espèces dans le monde. Son projet devient un outil d’analyse des complexes ramific ations de l’influence de l’homme sur son environnent. En 1768, James Cook prit commande du voilier Endeavour, un bateau de recherche affrété par la Royal Navy pour un voyage qui durera trois années. Le bateau avait comme mission première d’observer le passage de Vénus devant le soleil, afin d’aider à résoudre le problème du calcul de la longitude. Cependant, après que cette mission ait été effectuée, Cook exécuta l’ordre secret d’une seconde mission : explorer les mers australes dans le but de découvrir un continent inconnu, l’Australie. Cette seconde partie de l’expédition captura l’intérêt de Joseph Banks ; Banks était un botaniste et naturaliste, fils d’un grand propriétaire terrien du Lincolnshire. Banks, à l’âge de 25 ans, investit l’équivalent d’un million de livres afin d’équiper l’expédition qui le mènera à la collecte des premiers spécimens d’Eucalyptus. La première introduction enregistrée d’Eucalyptus en Europe eut lieu entre 1860 et 1863 à Pontevedra, où un moine du nom de Rosendo Salvado envoya depuis l’Australie des graines à sa famille en Espagne. Au Portugal, au cours du 19ème siècle, presque aucune forêt native n’avait survécu, et en 1886 quelques 35 000 Eucalyptus furent plantés dans la région de Coimbra avec l’ambition de contrôler une érosion dévastatrice. Il était également supposé que les plantations d’Eucalyptus dans les zones marécageuses du pays draineraient l’eau stagnante et réduiraient de ce fait la propagation de la malaria. Aujourd’hui, l’Eucalyptus Globulus est l’arbre le plus abondant au Portugal et recouvre presque 7% du territoire. L’implantation de l’Eucalyptus s’est étendue progressivement à l’Espagne où l’industrie de la pâte à papier se développe fortement. Ces immenses plantations en monoculture paralysent la biodiversité, épuisent les réserves d’eau et multiplient les risques de feux de forêt. La péninsule ibérique est le miroir de l’importance de l’Eucalyptus à l’échelle internationale. Il est déjà clair que l’Eucalyptus sera le premier choix des forêts du 21ème siècle. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture déclare qu’il y avait un total de 600 000 hectares d’Eucalyptus plantés dans le monde en 1955, et plus de 4 millions en 1980. Depuis cette date, les plantations ont augmenté de plus de 180 000 hectares par an, d’après une estimation de la même FAO.

Pour en savoir plus sur la collection de Florence et Damien Bachelot : https://www.collection-bachelot.com

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