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MW Editions : Jane Fulton Alt : Still Life : A Photographer’s Journey Through Grief and Gardening

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Still Life: A Photographer’s Journey Through Grief and Gardening de Jane Fulton Alt présente quarante-cinq photographies d’un jardin d’espèces indigènes et des fleurs et plantes qui l’habitent. Après la mort soudaine de son mari, Howard, Alt a pris en charge l’écosystème naissant qu’il avait planté en réponse à son inquiétude grandissante face au changement climatique. Ce qui a commencé comme un soin quotidien est progressivement devenu, au cœur du deuil, une source de concentration créative et de soutien.

« Je n’ai jamais été jardinière », écrit Alt — une phrase qui marque son brusque tournant vers le soin d’un paysage encore en devenir et établit le terrain inconnu sur lequel le livre se déploie. Si le jardin représente un nouveau territoire, l’appareil photo, lui, demeure une constante. « Une combinaison puissante pour s’ajuster à cette nouvelle vie. » Ensemble, les photographies et les textes qui les accompagnent composent un ensemble où la perte personnelle trouve une expression dans une attention de tous les instants au monde vivant.

Au-delà de son origine autobiographique, le livre se déploie selon plusieurs fils thématiques. Il aborde l’expérience vécue, le travail de cultiver des plantes indigènes là où l’on habite, et les conséquences plus larges du changement climatique. La photographie contemplative d’Alt offre un langage visuel partagé, où ces préoccupations se croisent comme des fils parallèles mais reliés. Les essais qui l’accompagnent prolongent ce dialogue, entre réflexions sur le deuil, pensée écologique et histoire de l’art de la nature morte. Ils situent ainsi le projet dans un discours culturel et environnemental plus vaste, où une entreprise intime acquiert une résonance collective.

« Notre seul foyer fait face à deux immenses crises environnementales : le changement climatique et la perte de biodiversité. Des actions de terrain comme celle d’Howard s’attaquent aux deux simultanément. » – Douglas Tallamy

Visuellement, la série se déploie selon trois registres distincts. Des images de fleurs sur fond sombre — pivoines arbustives et cerisier doux, lilas commun et renoncule de Perse — s’inspirent de la tradition hollandaise de la nature morte sans verser dans le pastiche. Des abstractions rapprochées, comme celles de tulipes du jardin, transforment la fleur en étude de motif et de surface. Les images du jardin restent les plus vulnérables et les plus chargées d’émotion. Les pétales se plissent, les feuilles sèches s’amoncellent, les tiges se courbent sans se résoudre en perfection, révélant la fragilité et la temporalité qui sous-tendent à la fois la croissance et la perte.

Dans son essai, l’enseignant de méditation James Baraz réfléchit au deuil à travers la discipline de l’attention. Il aborde les photographies d’Alt non comme des tentatives de résolution, mais comme des pratiques de présence. « En nous ouvrant à la douleur de notre perte et en trouvant des façons constructives d’exprimer tout ce que nous ressentons, nous transformons notre souffrance en compassion et, finalement, en une forme d’amour plus durable. » Pour Baraz, prendre soin du jardin devient un engagement au long cours avec le chagrin, sans nier la tristesse ni forcer la consolation.

L’écologue et auteur Douglas Tallamy inscrit l’initiative d’Howard dans les discussions urgentes sur la biodiversité et le changement climatique. Il soutient que l’action environnementale doit se déployer là où les gens vivent, et pas seulement dans des espaces protégés ou éloignés. « L’avenir de la conservation réside dans un aménagement paysager qui inclut — plutôt qu’il n’exclut — la nature en dehors de nos parcs et réserves », écrit-il, faisant des jardins indigènes des instruments de changement écologique.

Dans sa contribution, le collectionneur et commissaire W. M. Hunt retrouve des échos de peintres tels que Martin Johnson Heade, Raphaelle Peale, Georgia O’Keeffe et Henri Rousseau dans les photographies d’Alt, saluant sa connaissance de la tradition picturale. Il lit le titre comme une affirmation de continuation, non de stase. « Pensez au titre Still Life comme à : il y a encore de la vie à vivre. » Hunt souligne le rôle de la lumière dans la série, suggérant que la recherche de clarté d’Alt est à la fois perceptive et philosophique. Sa patience au jardin et ses couleurs profondes, intenses, traduisent une quête persistante de lucidité — un effort pour voir et ressentir le monde avec tendresse plutôt qu’avec désespoir.

« Dans Still Life, nous voyons comment la tristesse peut engendrer la beauté et comment la perte peut nous amener à un lien plus profond avec la vie. » – James Baraz

« Le défunt mari d’Alt, Howard, est au cœur de son récit. Leur relation était, de l’avis de tous, une grande romance et une collaboration, rendues avec charme dans cette douce danse de renoncules rouges. » – W. M. Hunt

 

Jane Fulton Alt est née à Chicago en 1951 et a commencé à explorer les arts visuels tout en menant une carrière de travailleuse sociale clinicienne. Sa photographie, récompensée, explore l’universalité de la condition humaine et le monde non matériel. Alt a obtenu un BA à l’University of Michigan et un MA à l’University of Chicago. Elle a étudié à l’Evanston Art Center, ainsi qu’à Columbia College et à l’Art Institute of Chicago. Alt est l’autrice de Look and Leave: Photographs and Stories from New Orleans’s Lower Ninth Ward (2009) et de The Burn (2013). Son portfolio « Crude Awakening » a été publié dans le monde entier.

Le travail d’Alt figure dans des collections permanentes et privées, notamment : Smithsonian National Museum of American History, Washington, D.C. ; Museum of Fine Arts, Houston ; Sunnhordland Museum, Stord, Norvège ; Niigata Science Museum, Japon ; Museum of Contemporary Photography, Chicago ; et New Orleans Museum of Art. Son œuvre est présente dans de nombreuses collections de bibliothèques spécialisées, notamment : Savannah College of Art and Design, UCLA, University of Illinois, University of Vermont, University of Washington, Wesleyan University et Yale University. Elle est lauréate de nombreux prix et résidences d’artiste.

Alt vit à Evanston, Illinois, et dans sa ville d’adoption bien-aimée, La Nouvelle-Orléans.

 

Still Life: A Photographer’s Journey through Grief and Gardening
Publié par MW Editions (22 avril 2026)
Photographies et préface de Jane Fulton Alt
Essais de James Baraz, Douglas Tallamy et W. M. Hunt
Conception graphique de Takaaki Matsumoto
Relié
104 pages, 45 illustrations couleur, 8.5 x 8.5”
ISBN 978-1-969303-00-5
$40.00

Précommande
https://mweditions.com/books/still-life-a-photographers-journey-through-grief-and-gardening/

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