Le cri de l’olivier
Et puis le cri : pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi m’avez-vous trompé?
Destiné aux hommes, au gouvernement et à la science, aux possesseurs et aux ouvriers terriens, d’oliviers centenaires et même au- delà, qui ont lutté avec des terres pauvres, arides et arides, aux frontières de l’Occident et de l’Orient, pour produire des fruits exportés dans toute l’Europe.
Nous sommes dans le Salento, dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie, une petite péninsule entourée par la mer lonienne pour ensuite devenir, au-delà du canal ‘Otrante, la mer Adriatique.
Nous sommes à quelques kilomètres de l’Albanie, de la Grèce, du Monténégro.
Nous sommes dans une terre frontalière entre l’Occident et l’Orient qui a toujours été traversée par des voyageurs se dirigeant vers la Terre Promise ou Sainte, Ou dans les Indes.
Terre calcaire, aride, arsée dominée par le « maquis méditerranéen » et l’olivier, plante tenace, séculaire, fidèle où le maquis a d’abord été remplacé par des plantations de figuiers, puis par des vignes de raisins principalement rouges.
En 2013, une épidémie catastrophique causée par Xilema fastidiosa, une bactérie phytopathogène qui infecte le système xylématique des plantes, bloquant le flux d’eau et de nutriments et provoquant le syndrome de détachement rapide de l’olivier.
Une analyse génomique suggère que l’agent pathogène est arrivé dans le sud de l’Italie en 2008, provenant d’un caféier d’Amérique centrale.
Cette série consacrée à l’olivier mourant s’ajoute à la série « Mains salées et gens de mer » pour faire partie de la collection de photos graphiques « Tu ne connais pas le Salento ».
31 mai 2025














