Verhexen
VERHEXEN se présente comme une accusation, recadrant les procès des sorcières de Salem (États-Unis, 1692) comme un paradigme plutôt qu’une anomalie.
Fondé sur des recherches universitaires, cet ouvrage décontextualise les témoignages historiques et utilise des objets comme métaphores pour tracer une ligne directe entre les persécutions du passé et les atteintes modernes à l’autonomie corporelle des femmes. Mêlant pratiques documentaires et conceptuelles à des archives, VERHEXEN dissèque le théâtre punitif de la « justice » à travers une ironie investigative.
Des portraits de sorcières modernes ancrent l’œuvre, aux côtés de reconstitutions mises en scène d’infractions présumées et de documentation médico-légale d’artefacts (bouteilles de sorcières, abortifs), évoquant des preuves criminologiques. Cette approche visuelle oblige les spectateurs à décoder la réalité de la fiction et à témoigner du raisonnement irrationnel utilisé pour condamner des femmes innocentes, raisonnement qui trouve son écho dans les gros titres actuels criminalisant le choix reproductif.
Historiquement, la rhétorique de la chasse aux sorcières a servi de mécanisme de persécution des femmes ; réutilisée aujourd’hui pour disculper les hommes, elle révèle un continuum de contrôle patriarcal où les preuves ont changé, mais où la structure du pouvoir reste la même. Cette série donne la parole aux histoires inédites de victimes longtemps réduites au silence par le temps et l’indifférence.
Ce projet sera publié sous forme de monographie par Kehrer Verlag en 2026.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)














