Dans cette série, j’ai photographié des arbres retournés, le ciel en bas.
Un monde végétal dense, inversé, presque aveugle.
Les cimes deviennent racines. Le visible vacille.
Chthonia renvoie à ce qui est souterrain, organique, ancien.
Loin du regard vertical, je cherche une présence autre :
celle d’une nature qui nous enveloppe, nous échappe, mais persiste.
Les images sont dépouillées, réduites à la matière des branches,
à la vibration des lignes, au froissement du vivant.
La lumière n’éclaire pas : elle voile.
Chaque photographie est une pulsation.
L’ensemble forme un paysage mental, suspendu, sans narration.
Une marche dans l’invisible.
Une écoute du dedans.
Une langue sans alphabet.
Une mémoire souterraine.














