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Fondation Auer Ory pour la Photographie : Histoires d’œufs

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La Fondation Auer Ory pour la Photographie (Hermance- Suisse) présente Histoires d’œufs, une exposition collective réunissant entre autres Pierre Boucher, Véronique Bourguoin, Marc-Albert Braillard, Vaclav Chochola, Horacio Coppola, Julien Coulommiers, Mario Cravo Neto, Claude Ferrand, Hans Finsler, Aris Georgiou, Jean-Denis Haberstich, Ryszard Horowitz, Rudolf Lichsteiner, Félix Nadar, Man Ray, Irving Penn, Emile Savitry, Magdi Senadji, Emmanuel Sougez, Anton Stankowski, Jean-Pierre Sudre…

Alexandre Fiette écrit :

Un monde en soi.

Comment le décrire ? Il n’est pas forme parfaite comme la sphère. Avec sa base et son sommet, il semble offrir une statique absolue, et pourtant son centre de gravité ne lui garantit que bien peu de stabilité. Sa forme est unique ; une réussite de standardisation.

Il existe en plusieurs tailles et plusieurs teintes, et sa surface est parfois animée d’un effet de texture et de variations colorées. On pourrait le croire solide ; il se brise trop aisément.

Trivial ou exceptionnel ? Il sait se montrer les deux et dépasser sa propre réalité pour évoquer le devenir à travers ce qu’il porte en lui, la vie. Pas étonnant donc qu’il se soit fait sujet de photographie : il pose en toute simplicité, se laisse observer dans son état naturel, mais ne renonce pas à la sophistication d’une composition complexe. Il ne déteste pas jouer de cette aura surnaturelle que lui confèrent les éclairages. Douceur, froideur, mystère ou banalité, sérieux ou humour ont motivé les ambiances créées par les plus grands pour lui tirer le portrait. Il est presque devenu exercice incontournable dans l’univers photographique.

La Fondation Auer lui dédie ses cimaises depuis le 25 mars 2026. Rappelons que sa présidente, Michèle Auer, lui a consacré un ouvrage réunissant les plus surprenantes productions de ceux qui l’ont mis à contribution dans leur travail photographique, et a rassemblé une belle collection de cette personnalité, véritable monde en soi, que peut être l’œuf.

Alexandre Fiette

 

Fondation Auer Ory pour la Photographie
Créée en mars 2009 par M+M Auer, la Fondation Auer Ory pour la Photographie a pour objet de conserver la collection existante, de la promouvoir, d’acquérir objets et œuvres photographiques, d’organiser des expositions, de mettre à jour quotidiennement et de diffuser l’Encyclopédie Internationale des Photographes, d’éditer des ouvrages contribuant à une meilleure connaissance de la photographie, de diffuser l’œuvre de jeunes artistes, d’artistes oubliés ou méconnus, d’organiser des stages ou des workshops, d’accueillir des chercheurs, artistes, élèves stagiaires.

Michel et Michèle Auer
Travaillent depuis 40 ans, ils ont crée une collection exceptionnelle, rare par sa richesse et sa diversité, avec plus de 500 appareils photos, 21 000 livres, inédits, 50 000 tirages originaux, objets d’art, écrits, cartes postales, affiches… Ce parcours impressionnant retrace l’histoire de la photographie de 1839 à nos jours, fruit de longues recherches, d’images explicites de procédés (belles ou intéressantes qui proposent des lectures multiples de l’invention). Parallèlement, ils entreprennent un travail encyclopédique sur les hommes qui ont fait et élevé la photographie au niveau de l’art. Ils publient régulièrement des ouvrages accompagnant les expositions.

 

2026 ARTISTES – Histoires d’œufs, quelques lignes biographiques provenant de l’Encyclopédie internationale des photographes de 1839 à nos jours, Michèle Ory Auer

Boucher, Pierre (Paris, 1908 -2000, Faremoutiers), dessinateur aux magasins du Printemps après un stage en 1926 chez Draeger. En 1928, travaille pour Tolmer, éditeur du journal The Spur. En 1931, lors d’un stage chez Deberny-Peignot, il rencontre Maurice Tabard, Herbert Matter, René Zuber, Cassandre… l’équipe décide de travailler au rez-de-chaussée de l’agence Damour à Paris. En 1935, il échange ses tirages à l ’infrarouge contre un appareil Rolleiflex, crée l’agence Alliance Photo avec Maria J. Eisner, René Zuber, Pierre Verger, Robert Capa et Chim. En 1941, il construit une boîte étanche sous-marine pour prises de vues, Ondiphot, achetée par Cousteau, l’armée américaine et Rainier de Monaco. Il collabore au groupe Jeune France en 1944, photographie E. Allais, champion du monde de ski, en action et ses mouvements décomposés. En 1945, il crée l’Agence de documentations et d’éditions photographiques (ADEP). Entre 1948 et 1952, il dirige le service graphique du Plan Marshall, de 1952 à 1972, il est directeur artistique de l’agence Multiphoto, qu’il a créé.

 

Bourgoin, Véronique (Marseille, 1964), armée de son 1er appareil, un Pentax K1000, elle commence des recherches sur le thème « L’étude de la vie, vie que je ne connais pas d’ailleurs et c’est pour cela qu’elle m’intéresse ». Série d’expérimentations du support photographique avant de se prolonger dans une multiplicité de medium tels que l’édition, le dessin, la peinture, la vidéo et l’installation. Le caractère expérimental de sa pratique se déploie autant par « la manipulation d’éléments physiques, chimiques que psychiques, mettant en lumière les effets transformationnels de la vision et de l’imagination, et insistant, en particulier, sur les effets spectaculaires que peuvent avoir des contextes apparemment contre-spectaculaires. », Parallèlement, elle développe un réseau international de collaborations avec des artistes, qui se concrétise et se multiplie dans le cadre de l’Atelier Réflexe (1995-2016), école expérimentale photographie créée avec Juli Susin.

 

Braillard, Marc Albert (Genève, 1941), commence à photographier dès 1952 avec le Baby Box Kodak que lui a offert sa grand-mère. De 1955 à 1960, voyage en Italie, Grèce et photographie en couleur. Dès 1962, il commence à travailler à des séries sur divers thèmes comme les mains, les enfants dans le monde, les voitures la nuit, bicyclettes, études de matières… avant de photographier les quartiers de Paris et ses habitants entre 1964 et 1971. Navigue à la voile de l’Angleterre au Chili avec son cousin, Patric van Godtsenhoven, les premiers Suisses à doubler le Cap Horn, puis il part sur les traces de Bardiaux dans les canaux de Patagonie, parcourt l’Amérique du Sud, l’Europe. En 1973, victime d’une chute, il reste 15 ans sans photographier. Il reprend son Leica et photographie les campements des réfugiés Sahraouis du Sahara occidental, reprend ses recherches sur la matière et dès 1997 débute la série « Œufs » sur instigation de Michèle A.

 

Bruyère, André (Orléans, 1912- 1998, Paris), diplômé de l’Ecole d’architecture de Paris en 1934, il collabore avec Emile Aillaud pour la réalisation du Pavillon de l’élégance en 1937 à l’Exposition de Paris. Dès 1938, il collabore avec André Centre, architecte en chef des bâtiments de France à de nombreux projets. Architecte, décorateur, sculpteur, écrivain et polémiste inspiré, il déborde d’imagination et porte avec lui une totale liberté de la création. Il poursuivra durant toute sa vie son œuvre insolente à la recherche du vrai. En 1968, il publie Pourquoi des architectes où il revendique une architecture lyrique indépendante du damier urbain « disciplinaire et dictatorial » et où il définit l’architecture comme « la façon de mouler une tendresse sur une contrainte ». En 1977, il participe au concours pour le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou avec un bâtiment en forme d’œuf, idée qu’il reprend l’année suivante pour un projet gratte-ciel à New York. Il ne cesse alors d’afficher sa réflexion sur ce thème et en 1981, il se voit proposer de réaliser un gratte-ciel ovoïde à la Défense, projet qui suscite l’opposition du Président de la République. En 1995, il reçoit l’étude d’un œuf de 35 étages comprenant 350 appartements et 600 chambres d’hôtel, à édifier en bord de mer à Monaco ; en 1997, un projet prévoit la construction d’un œuf dans le vieux port de Marseille…

 

Chochola, Vaclav (Prague, 1923-2005), commence un apprentissage de photographe en 1941 chez Otto Erban à Prague. En 1945, photographe indépendant, il collabore avec la presse, le  Théâtre national et autres scènes réputées. En 1949, membre de l’Union des artistes créatifs tchèques, il commence à collaborer avec des éditeurs, photographie la vie des chevaux dans les haras tchèques (1953-56). En 1961, il fait partie des onze photographes représentant la photo moderne en Tchécoslovaquie. Séjourne neuf mois en France, portraits de Salvador Dali, Max Ernst, Brassaï, Man Ray avant de témoigner de l’occupation de son pays en 1968/69. Il reçoit la médaille commémorative Josef Sudek en 1989. Boursier de la Fondation Charta 77 au Château de Napoule dans le Sud de la France, de 1990/93 il prépare avec sa fille une exposition rétrospective de 268 tirages. En 2004, publication (Fototorst) d’une monographie lors d’une exposition Salvador Dali à Langhans, il reçoit l’année suivante le Prix Trebia pour son travail créatif collection de portraits de Dali, de la galerie Miro.

 

Coppola Horacio I. (Buenos Aires, 1906-2012), s’initie dès son enfance à la photographie puis apprend avec son frère aîné, Armando. Après des études de droit en 1930, il voyage et étudie l’histoire de l’art en France, Italie, Espagne et en Allemagne où il achète son appareil Leica.

Premières photographies de sa ville natale, première publication. En 1932, Il est au Bauhaus avec Walter Peterhas et au Tempelhof avec K. Frölich. Premier film en 1933 avec Walter Auerbach. Collabore avec le studio ringl + pit (Ellen Rosenberg/Auerbach & Grete Stern), parcourt l’Europe. De retour à Buenos Aires, il installe son studio en 1937 et travaille avec sa femme, Grete Stern. Entre 1975 et 1982, professeur, il enseigne à l’Ecole de muséologie du Musée national d’histoire. En 1984, il crée le Grupo Imagema. L’année suivante, il reçoit le Grand Prix du Fonds National des Arts.

 

Coulommier Julien (Vilvoorde, 1922-2014), fils de cheminot, il travaille pour les chemins de fer belges où il s’occupe d’illustrations et de mise en page pour des publications de prestige jusqu’en 1982. Armé d’un Rolleicord, il commence à photographier dès 1949 les aspects poétiques de la réalité quotidienne. Membre du Photo-Club de Boitsfort, il se rend compte du caractère artificiel et académique des images prônées dans les milieux amateurs. Attiré par les nouvelles tendances qui se dessinent dans d’autres pays avec les mouvements Fotoform, Subjektive Fotografie… Premiers contacts dès 1954 avec le mouvement d’art expérimental Cobra puis très vite, entre en contact avec des groupes européens, poètes, critiques, artistes…

Ecrit, participe à des débats, donne des conférences sur le renouveau international de la photographie, expériences poétiques avec Marcel Broodthaers, la poétesse Chris Yperman…
En 1988, reçoit le Prix des arts plastiques décernée par la communauté flamande de Belgique.
En 1997 & 98 travaille à des photogrammes sur le thème de l’œuf pour l’exposition Histoires d’œufs montée par Michèle Auer.

 

Cravo Neto, Mario (Salvador/Bahia, 1947-2009), après un apprentissage de laborantin avec Hans Mann à Rio de Janeiro, apprend la photographie auprès de Fulvio Roiter lors de son séjour à Bahia. En 1969, il est à New York dans un studio à Soho, étudie aux Arts Students League ; série couleur On the Subway et série de sculptures avec le procédé ‘Terrarium’ (plexiglas). De retour au Brésil en 1971, sculpteur, artiste conceptuel, photographe et cinéaste. Commence à exposer, à collaborer avec les magazines Veja, Manchete, Islo é… En 1975, son film Ubirajara reçoit le prix, The Best Director of Photography of the Year 76 donné par Embrafilme. En 1990, il réalise sa première video GH 43-Goulf War suivie de Nash, U 19, Amazonia en 1991, ‘Exu dos Ventos en 1992.. De 1995 à 2001, travaille à la Série negra. En 1998, il commence un travail sur le monde mystique de Ilé Opo Aganju à Salador.

 

Dohmen Léo (Anvers 1929-1999), diplôme de commerce en 1947, il se passionne pour la chimie, diplôme Gevaert S.A. en 1949, la société l’engage. Artiste, il réalise des collages ; homme d’affaires et de la nuit surnommé Le Pirate, il ouvre illégalement un bar dans son appartement… En 1953, il achète son 1er appareil photo, sa femme désire des souvenirs de leur voyage de noce. Se passionne pour le surréalisme, recherchant des livres, il rencontre Gilbert Senecaut, le poète et collectionneur qui finance les projets éditoriaux de Marcel Mariën qu’il rencontre ainsi que ses partisans, la revue Les Lèvres nues… Fréquents voyages à Paris armé de valises pleines de livres qu’il essaie de vendre. Le Colporteur du surréalisme belge rencontre Tristan Tzara, André Breton, Man Ray, Hans Bellmer, Georges Hugnet. Rencontre en 1955, Guy Debord, membre de l’Internationale Lettriste qui devient co-fondateur en 57 de l’Internationale Situationniste… En 1965, il est mis à la porte de Gevaert, la Superstar des dealers comme l’écrit Freddy De Vree se lance dans le commerce de l’art avec Guy Doreken. Esso Belgique découvre ses talents, il devient directeur du marketing, mène de sérieuses recherches sur les plastiques et polyéthylènes, mais n’abandonne pas pour autant les plaisirs de vie nocturne et son commerce d’art… Au début des années 90 ; il abandonne son négoce d’œuvres d’art et réalise des objets regroupés sous le titre de Art Postcolombien.

 

Ferrand, Claude Edmond (Beaulieu-sur-Mer, 1927-2006, Paris 15e), après des études à l’Ecole nationale des arts décoratifs à Nice, élève dans l’atelier d’André Lhote, seul photographe du groupe Espace sous la présidence de Sonia Delaunay. En 1946, 1er appareil photo, un Elgy.

L’année suivante, service militaire à Trèves, Bayonne, caporal par accident. De 1949 à 53, travaille dans les laboratoires de recherches couleur Kodak à Vincennes. Alors qu’il dessine pour le couturier Jacques Fath, il décide de réaliser des photos de mode: Ce sera le début d’un duel peinture-photographie très rude. De 1953 à 62, direction technique des laboratoires couleur du studio Jean Chevalier (hebdomadaire Elle). Premier Prix International Kodak 62 (Hutchinson Trophy) à Rochester NY. Entre 1962-91, ouvre et dirige ses propres studios et laboratoire à Paris (recherche graphique et expérimentale pour la photo et le cinéma), invente deux procédés couleur dont le Ferrandtype, photo publicitaire travaille pour Air France, Chanel, Dior, Guerlain… collabore à Vogue, Harper’s Bazaar… De 1971-1984 chargé de cours Ecoles supérieures des Arts décoratifs, d’Arts graphiques ESAG à Paris, Ecole de photo à Arles…

 

Finsler Hans (Heilbronn, 1891-1972, Zurich), alors qu’il enseigne en 1921 l’histoire de l’art à l’Ecole des arts et métiers de Halle (école concurrente du Bauhaus), crée une classe consacrée à la photographie de l’objet et pose la question comment doit-on photographier des objets conçus d’après des lois précises ? Ses recherches vont changer radicalement l’approche habituelle de la photographie d’objets. L’un de ses thèmes sera l’œuf, corps blanc de forme parfaite dira-t-il. Il s’inspire dans ses recherches des écrits du professeur de droit romain, historien et philosophe, Johann Jakob Bachofen, originaire du canton de Zurich qui s’intéressait aussi à l’archéologie et qui parlera de l’œuf dans Römische Grabkampen, Gräbersymbolik der Alten… De 1932 à 1957, il est à la tête de l’Ecole des arts et métiers de Zurich où il aura de nombreux élèves comme Werner Bischof, René Burri, René Groebli…

 

Georgiou, Aris (Thessalonique, 1951), quitte l’Ecole supérieure d’études économiques d’Athènes et s’en va étudier dès 1971 l’architecture à Montpellier. A partir de 1977, suit trois directions parallèles et alternées : peinture et dessin, photographie, travaux plastiques utilisant la photographie. De 1979 à 1985, produit des programmes radio (ERT Macedonia). En 1981, début de ses recherches ANASYnGRAPHES. Membre fondateur en 1984 de l’association Parallaxis pour la photographie créative. Membre fondateur et du comité exécutif du Musée hellénique de la photographie. Entre 1988 et 1996, fonde et dirige le mois de la photographie PhotoSynkyria à Thessalonique. Entre 1998 et 2002 directeur et conservateur du musée de la Photographie à Thessalonique. Il nous a donné à voir de nombreuses séries (Olympos Naousa, Retour à Montpellier, Thank you Mer Goethe, Ubuquité, Arborétum, …).

 

Haberstich, Jean-Denis (Clarens, 1944) ses études secondaires terminées, il veut devenir photographe, mais le manque de place d’apprentissage le contraint à se lancer dans le métier de typographe. Educateur à temps partiel pour payer son apprentissage à Genève. Il entreprend ses premières recherches sur le paysage dès 1970. Etudie la photographie à l’Ecole des arts et métiers de Vevey. Dès 1974, encadrement de plusieurs stages photos au Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA) en France et en Suisse, puis de 1976 à 81, assistant photographe à l’ESAV et EAD à Genève, enseigne aux Cours industriels du soir, anime le Photo-Club de Perly… De 1981 à 1994 enseigne la photographie à l’Ecole supérieure des arts visuels (ESAV) et à l’Ecole des arts décoratifs (EAD) à Genève. Première participation en 1986 à des expositions sous le nom de Jean-Denis. En 2005, quitte son enseignement genevois et s’installe en France à bord de sa péniche La Bricole.

 

Herendi Peter (Budapest, 1953), parallèlement à son travail comme assistant au Palace des arts de Budapest, il s’intéresse à la photographie, première exposition personnelle en 1983. Dès 1987, il se passionne pour les procédés comme la solarisation, le photogramme, le sandwich positif/négatif, la colorisation à la main, la photo-peinture, la photocopie… Reçoit de nombreux prix (Ofoter à Photography 89 en 1989, de la ville d’Esztergom à la 9e Biennale de photo 1994, prix Sen. Divald Karoly à la 10e Biennale d’Esztergom en 1995, prix à la Biennale de graphosme à Gyor en 2003…) Membre d’associations (Photographes hongrois, FAME artistes de l’ombre et de la lumière, Atelier-Photo Union…)

 

Horowitz Ryszard (Cracovie, 1939), l’un des rares enfants survivant d’Auschwitz libéré par l’Armée rouge. Après des études à l’Académie des beaux-arts de Cracovie, peintre et photographe, il expose ses œuvres en 1958. Boursier pour étudier dans un centre d’avant- garde, la peinture, le théâtre et le cinéma. Fasciné par la photographie américaine, il arrive à New York, étudie au Pratt Institute (design) avec Alexey Brodovitch. Diplôme sous le bras, il travaille pour des compagnies de films et de design. Directeur pour Grey Advertising. En 1967, il ouvre son propre studio où il s’occupe de publicité (Lincoln-Mercury, mode, stylos…). Dès 1961, son travail reçoit de nombreux prix et distinctions (Art Directors Club, Creativity, Mead Library of Ideas, Kodak VIP image Search’91, First Annual Advertising Photographers Award New York 1994, Croix de l’ordre du Mérite de la République polonaise 1996, Gutenberg Award Montréal 2002, Doctor Honoris Causa de l’Académie des beaux-arts de Varsovie, LIFE time Achievement and Hall of Fame St. Louis Missouri 2017…)

 

Keres, György (Selyp H, 1906-1989, New York) ; étudie auprès d’Istvan Csok à l’Académie des beaux-arts de Budapest. En 1925, il gagne son 1er appareil photo pour des travaux de peinture d’une vitrine de photographe. En 1928, il rejoint le groupe politique et artistique révolutionnaire Munka. Entre 1929 et 1945, utilise la technique du cliché-verre. Invité par Laszlo Moholy Nagy à Berlin, ils mènent ensemble des recherches sur la lumière et réalisent des expériences de dessins. En 1936, il a son studio à Londres. En 1937, il est à la tête du département éclairage et couleur à la New Bauhaus School de Chicago. Dès 1941, dessine de nombreuses expositions ; enseigne dans divers collèges et écoles. En 1950, crée des séminaires dont le matériel servira de base aux 7 volumes de Vision + Value. Naturalisé Américain, il dirige en 1967, le Center for Advanced Visual Studies, Massachusetts, dont il prépare les plans depuis 1960. En 1978, élu académicien de la National Academy of Design.

 

Lichtsteiner, Rudolf (Winterthour, 1938-2022, Freiburg D), photographe publicitaire à Bâle entre 1955 et 1960 après un apprentissage de retoucheur. En 1966, il partage le fameux Prix Nicéphore Niépce avec Marc Garanger en France. Voyage à Prague, l’année suivante, réalise son premier leporello Prague (9,20m). En 1972, photographe indépendant à Zurich. De 1983 à 1986 dirige les cours photo à l’Ecole des arts et métiers. Parallèlement, travaille sur de nombreux thèmes (voyage autour de ma chambre, travailler à un journal, voyager à l’extérieur (…). Dès 1993, photogrammes en couleur d’objets du quotidien. Dès 2009, écrit sur ses images.

Il dit : ‘Savoir attendre. Liquider le hasard pour favoriser une intention réfléchie. C’est en fait l’organe de la vision qui est l’instrument du photographe. Un instrument sans âme devient créatif à travers un œil qui pense. Savoir attendre. Se représenter quelque chose rend en général la possession et en conséquence la photographie superflue. Savoir attendre. L’image photographique doit attirer et stimuler un échange de questions et de réponses. Le résultat visuel appellera l’invisible. L’image factuelle extérieure doit stimuler un deuxième regard derrière les choses et un troisième à travers elles. Savoir attendre…’

 

Man Ray (Emmanuel Radnitsky, Philadelphie, 1890-1976, Paris), marchand de charbon, président du trust de Chewing gum, architecte moderne, joueur de banjo, il étudie à l’Académie des beaux-arts de New York avec Robert Heni. En 1913, il prend le nom de Man Ray, rencontre avec le travail des Européens avant-gardistes. En 1915, lors de sa première exposition de peinture, il achète un appareil photo pour reproduire ses œuvre, début d’amitié avec Marcel Duchamp. Membre du groupe dadaïste à Paris en 1921, il réalise des photos de mode pour le couturier, Paul Poiret, connu pour ses audaces et précurseur du style Art déco. Réalise ses premiers rayogrammes l’année suivante, et son premier film Retour à la raison en 1923. En 1935, il installe son studio 8, rue du Val-de-Grâce à Paris. En 1938, il photographie les mannequins de ses amis (Dali, Duchamp, Ernst, Miro, Malet…) à l’exposition des surréalistes, Paris. 1966, rétrospective de son œuvre au Los Angeles County Museum, reçoit le Prix de la culture DGPh en Allemagne.

 

Maris (Maris Embiricos, né en France, 1956). En 1978, il compose la musique du film Koko, le gorille qui parle. Photographie dès 1969 avec un appareil Rollei 35, fréquents voyages en Grèce. En 1979, B.A. en anthropologie à l’Université Southern of California à Los Angeles, il délaisse la photographie. En 1982, après une rencontre avec Pierre de Fenoÿl, il décide de reprendre la photographie. Travaille sur les thèmes de l’architecture, des monuments, des natures mortes et du paysage. Photographie Versailles en 1990, l’année suivante, première exposition personnelle. En 1993, voyage et photographie en Inde. En 1995, réalise un travail sur les fleurs, qui sera présenté en 2003 à la PhotoSynkyria de Thessalonique. En 1996, commence à travailler sur les bronzes géométriques, les objets cycladiques grecs sous le titre Mythologie.

 

Paul, Manfred (Schraplan, 1942) ; après des études classique, il pratique divers métiers (dans une carrière pour une fabrique de chaux, poseur de rails dans l’industrie ferroviaire, apprentissage de laboratoire chez Photokino Krugen…) avant de s’intéresser à la photographie de théâtre. Travaille pour le Landestheater de Halle, volontaire à la télévision allemande. De 1968 à 1974, il étudie à l’Ecole du film de Potsdam. Photographe indépendant dès 1974, il enseigne, travaille avec l’écrivain G. Kunert à un cycle sur Berlin, collabore à l’Ecole de Ballet de Berlin. Réalise une série de portraits pour le projet Operncafé, avec le graphiste et plasticien, Wolfgang Krause. Reçoit le prix DDR-Fotoschauen en 1985, Professeur invité à la Hochschule für Grafik und Buchkunst à Liepzig, professeur de photographie et audiovisuel à FHTW, Berlin.
En 2009, commence une série Der Zyklus (nature morte).

 

Senadji Magdi (Dijon, 1950-2003, Princé), photographie dès 1965 le spectacle de la rue. De 1969 à 1973, suit les cours de la Famous Photographer’s School à Westport dans le Connecticut. En 1975, lauréat du Grand Prix au Salon de la recherche photographique de Royan avec sa série Lieux communs. Photographie les peintres de l’Ecole de Nice (César, Ben, Arman…). Découvre réellement ce qu’est l’image photographique avec Charles Harbutt dont il sera l’assistant en 1976 à Arles. En 1980, s’installe à Paris, s’occupe d’une boutique de vêtements, commence à travailler en couleur (grands formats). En 1985, réalisation d’un portfolio en phototypie à la demande de Pierre de Fenöyl sur le Midi-Pyrénées . Lauréat Villa Medicis hors les murs pour l’Italie en 1991. Début de nombreuses commandes dès 1992 (parfums Cartier, champs de course Ostende, bourse FIACRE Le Cabinet noir, DRAC Bourgogne, villes de Vitré, Dijon, Bourse, ministère de la Culture Paris…). Lauréat Villa Medicis hors les murs, Lisbonne en 2002.

 

Stankowski, Anton (Gelsenkirchen, 1906-1998, Esslingen), apprentissage auprès du peintre et décorateur en bâtiment, Franz Pusch. En 1924, il peint dans l’atelier d’art religieux Dortmann & Vietz à Düsseldorf. Premier appareil, un Bergheil Voigtländer qu’il achète à crédit 5 DM par mois. Après des études (1927-29) à la Folkwangschule d’Essen avec les professeurs Max Burchartz et Wilhelm Poetler, il travaille comme graphiste dans l’atelier de publicités de Max Salang à Zurich, il développe le Graphismeconstructif, collabore avec la Zürcher Illustrierte et Arnold Kübler., photographie dans le style de la Neue Sachlichkeit (influence Bauhaus), membre du groupe d’artistes Les Yeux rassemblés autour de Max Bill et Welti. Photos expérimentales, d’objets, photomontages, tableaux concrets… En 1937, part à Stuttgart, peintre et graphiste, reportage pour le Stuttgarter Illustrierte. La guerre, fait prisonnier de 1945 à 48 en Russie, puis libéré il retrouve son atelier bombardé. En 1949, reporter et rédacteur en chef du journal Stuttgarter Illustrierte. En 1951, indépendant, il est le protagoniste du ‘graphic design’ (visualisation de processus abstraits par des symboles visuels). En 1956, il crée le Gruppe 56.

De 1963 à 75, il est président du groupe allemand de l’AGI (Alliance graphique internationale) dont il est membre depuis 1956. En 1983, création de la Fondation Stankowski, trois lieux d’archives. Reçoit le Hans-Molfenter-Preis en 1991. En 1992, M+M Auer Ory réalise un portfolio avec 11 de ses photographies (1931-1954).

 

Autres auteurs (le choix final dépendant des formats et de la place d’exposition) : Pascal Benoît (F, 1958), Jenö Detvay (H, 1956), René Groebli (CH, 1927), Pierre Jahan (F, 1909-2003), Klara Kuchta (H, 1941), Gheorghe Lazaroiu (RO, 1930-2005), W. Haller (F ?), Elisabeth Le Grand (F, 1948), Adrien Louvois (B, 1851-1930), Félix Nadar, (F, 1820-1910), Irving Penn (USA, 1917-2009), Emile Savitry (F, 1903-1967), Louis Stettner (USA, 1922-2016), Jean-Pierre Sudre (F,1921-1997), Tress, Arthur (New York Brooklyn, 1940).

 

Histoires d’œufs
Du 26 mars au 1er juin 2026
Fondation Auer Ory pour la Photographie
10 rue du Couchant
CH – 1248 Hermance, Suisse
www.auerphoto.com

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