Rechercher un article

Estelle Lagarde :–La dépression ouvrière

Preview

La fiction est au cœur de l’œuvre d’Estelle Lagarde. Depuis 1996, ses débuts d’auteur dans la photographie, la mise en scène est sa matière première, bien au delà de sa manière. Elle part de la réalité pour nous conduire vers le rêve, l’absurde, l’incongru. De «Dame des Songes» en «Contes Sauvages», d’«Hôpital» en «Maison d’Arrêt» (série inédite), c’est par le biais de l’étrange et de l’onirique qu’elle semble vouloir regarder et éprouver le monde qui l’entoure. Ce monde qui est aussi le nôtre.
Estelle Lagarde joue avec le temps et la lumière. Basée sur une durée de pause plus ou moins longue, la technique de l’artiste génère des lumières irréelles, enveloppe les personnages d’un halo mystérieux et fragile. Toutes les photographies sont réalisées à la chambre, sur tirages argentiques. La rencontre avec un lieu est le facteur déclenchant et tangible d’une construction visuelle, d’une plongée dans la fiction, et dans un mouvement retour, d’une possible interrogation du réel. Son œil de photographe est aussi celui d’une architecte : sur le terrain, en découvrant des bâtiments en passe d’être détruits, réhabilités et destinés à une nouvelle vocation, naît l’idée d’une nouvelle mise en scène.

This content is for Abonnement annuel et Abonnement mensuel members only.
Log In Register

Merci de vous connecter ou de créer un compte pour lire la suite et accéder aux autres photos.

Installer notre WebApp sur iPhone
Installer notre WebApp sur Android