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Diáne Zillmer

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Dans mon travail, je me concentre sur tout ce qui se cache derrière la façade d’une personne, ce qui la motive, ce qu’elle communique silencieusement. Souvent, mais pas toujours, je trouve plus facile de reconnaître le langage visuel en noir et blanc, car il y a peu de distractions et le contraste, l’accent mis sur le mouvement et la posture, rend le langage plus facile à reconnaître. Les mains, en particulier, ont leur propre expression qui rend les mots superflus. Dans tout, et en particulier dans le monde actuel où les images défilent à un rythme toujours plus rapide, j’évolue dans un univers de répétitions, même pour les plus petites séquences de mouvements. La répétition d’un mouvement recèle plus d’expressivité que les mots ne peuvent en décrire.

Chaque respiration, chaque pas laisse une trace silencieuse.
Nous traversons des espaces que nous remarquons à peine, mais qui touchent notre peau,
et nos mains, souvent mal comprises, sont des ponts vers le monde extérieur.
Chaque regard, chaque geste fait partie d’un souvenir, même s’il s’estompe.
La réverbération de nos actions résonne comme un écho, une interaction constante.
Et la question reste, silencieuse, presque imperceptible :
Qui suis-je lorsque le monde projette son ombre et se lève ?

19.09.2025, DZ

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