Distopia, le nouveau livre de David Nissen, paraîtra le 27 février. Il nous a envoyé ce texte d’introduction.
Distopia est une errance visuelle dans un monde vidé de ses pulsations humaines, un monde suspendu, où l’humain n’est plus qu’une ombre ou une absence. Les rues sont vides, la lumière sculpte le silence, et l’architecture devient mémoire.
Distopia offre une méditation poétique et parfois inquiétante sur l’environnement bâti lorsque personne ne regarde. La lumière se fait personnage, l’architecture se fait souvenir et la ville le témoin silencieux d’une autre forme d’existence. Dans ce voyage visuel, le temps semble figé ou inversé. Les images ne documentent pas le monde tel qu’il est, mais ce qu’il pourrait devenir dans une réalité détachée de la nôtre. Elles soulèvent des questions sur la présence, l’absence, la permanence et la trace que nous laissons derrière nous.
Distopia invite le spectateur à s’aventurer dans un espace narratif où le connu se fait étrange, où la beauté naît du silence, de la géométrie et de l’ombre.
Distopia ne raconte rien. Et c’est justement là qu’il parle. À travers le vide, les reflets, les angles perdus. Il parle de solitude, de trace, de beauté froide. Il parle de nous, mais sans nous montrer.
Distopia ne dépeint pas un futur flamboyant de science-fiction, mais un présent décalé, une réalité proche mais dénuée de son rythme humain. Le spectateur est confronté à la solitude des formes, à la pureté de la lumière et à la présence fantomatique de l’humain, suggérée seulement par une ombre ou une trace. C’est une ville sans récit évident. Ni foule, ni regard, ni scène. Juste la structure. Le vide. La lumière. Et peut-être un souffle…
David Nissen : Distopia
19x25cm
43 pages, Japanese binding softcover rizo.
Une édition de 250 livres numérotés et signés incluant 20 collectors avec 3 tirages 18×24, 2 en rizo et 1 barita.
Le design du livre et impression par Sergej Vutuc.
www.davidnissenphoto.com














