À Arles, Mariana Cook nous a montré ce portfolio. Nous avons eu envie de le partager avec vous ainsi que son texte.
On voit rarement des traces de la main humaine dans l’art contemporain. En 2017, lors de ma visite à Factum Arte, une entreprise de fabrication d’œuvres d’art basée à Madrid, mon regard a été attiré par les outils simples usés utilisés par les artisans de Factum éparpillés dans l’usine. Vivants à cause de l’usure, je me suis senti obligé de photographier ces objets « inconsidérés par habitude » comme je photographierais des sujets humains uniques comme des portrait. Pour restituer leur tridimensionnalité telle que je l’avais rendue sur pellicule, j’ai poussé Factum à inventer une nouvelle méthode de gravure. La combinaison de l’aquatinte (à base d’huile) et de la pulvérisation douce de pigments par technologie piézoélectrique (à base d’eau) a été un succès. Tirés à dix exemplaires, plusieurs portfolios sont conservés dans des collections privées et publiques. Je suis ravie qu’ils soient désormais accessibles au public à la Bibliothèque nationale de France, au Musée des beaux-arts du Canada et au Carnegie Museum of Art aux États-Unis.
Mariana Cook














