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APhF:26 – La photographie comme pratique relationnelle

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La reconstitution comme méthode : boucles et spirales vers l’encore-à-venir

« La photographie comme pratique relationnelle » revient pour sa deuxième édition dans le cadre du Festival de la photo d’Athènes 2026. Conçu comme un laboratoire de recherche et de pratique, le programme explore la relation comme mode de pensée, de création et d’expérience des pratiques photographiques.

Le thème de cette année La pré-mise en scène comme méthode : boucles et spirales vers le pas-encore prend pour point de départ la « pré-mise en scène », un terme introduit par Oliver Marchart pour décrire des pratiques artistiques qui anticipent des événements politiques pas encore pleinement vécus. Ici, le politique est compris comme intrinsèquement conflictuel, marqué par la convergence de positions antagonistes qui simulent des situations avant qu’elles ne se produisent.

À une époque qui restreint de plus en plus l’imagination et referme les horizons, les pré-mises en scène proposent des pratiques préfiguratives qui réduisent la distance temporelle au sein d’un espace en mutation constante, en s’engageant dans l’incertitude et en s’ouvrant à différentes méthodologies et modes de résonance affective. Elles deviennent des gestes ouverts sur l’avenir, tournés vers des futurs possibles marqués par l’imbrication, la remise en question des pratiques visuelles et la réévaluation de leur rapport à ce qui reste à venir.

Animée par Belinda Kazeem-Kamínski et Pablo Lerma, en collaboration avec la commissaire du programme, Natasha Christia, cette édition s’appuiera sur les figures de la boucle et de la spirale pour explorer comment la pré-mise en scène se traduit dans nos pratiques visuelles actuelles : la boucle à la fois comme contrainte et répétition, mais aussi comme persistance et retour ; la spirale comme une forme ouverte et changeante qui permet la déviation, les chemins alternatifs et la réparation.

Ensemble, nous développerons des exercices axés sur l’intersectionnalité, l’écoute profonde et les processus collectifs, en interrogeant le document photographique en tant qu’archive à la fois incarnée et héritée. Nous examinerons nos propres modes de représentation, en abordant les questions de proximité, d’altérité et de décolonialité, pour aboutir à l’intégration de l’écriture et du son dans la création d’une œuvre visuelle.

Conditions requises

Le laboratoire accueille des photographes et des artistes visuels, des praticiens, des chercheurs et des enseignants travaillant dans le domaine de la culture de l’image et ayant un projet en cours à un stade avancé, dont l’élément important est constitué d’approches communautaires et socialement engagées, de modes d’archivage et de pratiques performatives incarnées.

Bien que les participants puissent apporter des projets existants, le laboratoire n’est pas axé sur les projets ; il se concentre plutôt sur les questions entourant la pratique photographique, le médium lui-même et ses modes d’engagement avec le monde.

Les résultats seront présentés au public pendant le festival.

Langue : anglais.

En savoir plus et postuler

Une description détaillée de l’atelier est disponible sur le site web de l’Athens Photo Festival.

Les candidatures doivent être soumises via le formulaire en ligne avant le 3 juin 2026.

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