Japonisme : Feux d’artifice et cerisiers en fleurs
Je me souviens d’une promenade dans la maison de Monet à Giverny et d’avoir été captivée par les murs jaune vif tapissés d’estampes japonaises. Ce fut une révélation silencieuse : ma première véritable prise de conscience de l’influence profonde de l’art japonais sur les impressionnistes français.
Japonisme : Feux d’artifice et cerisiers en fleurs poursuit ce dialogue artistique séculaire entre l’Orient et l’Occident, le passé et le présent, la gravure et la photographie. Inspirée par l’Ukiyo-e d’Hiroshige, j’utilise la photographie comme passerelle, superposant chaque image à des dorures peintes à la main, des contours colorés et des fragments de texte découpés dans d’anciens recueils de poésie japonaise. Chaque photographie est interprétée de manière unique, toutes créées au Japon ou inspirées par ce pays. Ces choix ne sont pas simplement décoratifs ; ce sont des gestes de révérence, de transformation et de connexion.
En tant que femme travaillant dans plusieurs disciplines, je suis particulièrement attirée par le travail discret de l’embellissement : ce genre de travail manuel lent et méditatif, souvent négligé, mais pourtant chargé d’intention et de puissance. Mon processus rend hommage à la précision de la gravure sur bois traditionnelle tout en affirmant une présence féminine contemporaine.
Cette série est à la fois un hommage et une réinvention. En superposant les supports, les histoires et les mains – y compris les miennes – je cherche à créer des œuvres intemporelles et intimes. « Japonisme : Feux d’artifice et fleurs de cerisier » n’est pas seulement un hommage à ce qui a précédé, mais une invitation à poursuivre la conversation – à travers de nouvelles formes, de nouvelles histoires et de nouvelles perspectives.














