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20 ans du Prix HSBC pour la Photographie : Matthew Pillsbury, lauréat 2007

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Le Prix HSBC pour la photographie de l’année 2007 a à sa tête Alain Sayag alors conservateur au Musée National d’art Moderne et chargé de la photographie au Centre Pompidou, comme conseiller artistique. Les deux photographes sélectionnés pour cette douzième édition sont Julia Fullerton-Batten et Matthew Pillsbury. Tout au long de ce fil rouge, nous interrogeons les anciens lauréats du Prix pour nous décrire leur expérience de cette nomination et sur ce qu’ils sont devenu depuis, aujourd’hui c’est au tour du photographe américain, Matthew Pillsbury, de nous répondre.

L’Œil de la Photographie : Le prix HSBC pour la photographie fête ses 20 ans. Il est remis chaque année à deux artistes pour les aider à développer un projet et fait l’objet d’une exposition et d’une monographie, souvent la première. Comment avez-vous vécu cette expérience ?
Julia Fullerton-Batten : Mon expérience du prix a été fantastique. Au cours de l’année, il s’agissait surtout de publier ma première monographie et de faire cinq expositions dans trois pays. C’était une opportunité incroyable de faire connaître mon travail et nous avons reçu beaucoup d’attention des médias. Cependant, comme je l’ai depuis réalisé, le prix était une sorte de bourse qui allait être une partie intégrante de ma vie. J’ai aimé les contacts que j’ai eus avec les gens qui dirigent la fondation et les autres lauréats, surtout Julia qui l’a reçu la même année que moi. Nous formons une communauté qui s’entraide.

LODLP : Pouvez-vous nous parler du projet qui a été récompensé ? Le prix a-t-il eu une influence sur votre création depuis ?
J. F. B. : Lorsque j’ai gagné le prix, je venais juste de commencer à photographier des musées et c’est devenu un thème récurrent dans mon travail. Le prix a été très influent et utile pour mes autres séries photographiques. On m’a donné le rare privilège de photographier le Louvre lorsqu’il était ouvert au public – un accès qui ne m’aurait pas été donné si Alain Sayag n’avait pas choisi mon travail pour le prix et écrit la préface de ma monographie.

LODLP : Outre la publication d’une première monographie, quel impact le prix a-t-il eu sur votre carrière ? Aujourd’hui encore quels sont vos rapports avec HSBC ?
J. F. B. : Au-delà de ce que j’ai déjà dit, je pense que le prix a permis que mon travail soit vu par la FIAF à New York, ils m’ont demandé de travailler avec eux sur une série de photographies prises à Paris. Bien que j’ai passé les 17 premières années de ma vie là-bas, je n’avais jamais photographié à Paris, ce fut donc une expérience incroyable.

« Il enregistre ses images à la seule lueur d’un écran de télévision ou d’ordinateur … Fasciné par les espaces qu’occupent aujourd’hui ses compatriotes, habités seulement par des écrans de télévisions ou d’ordinateurs, petits rectangles luminescents dans un espace urbain souvent grandiose que l’on aperçoit par les fenêtres. La présence humaine est à peine perceptible, réduite par le long temps de pose au statut d’ombres incertaines. C’est le même procédé que Matthew Pillsbury utilise dans l’autre série présentée ici, « Museum Hours ». Les musées d’histoire naturelle ont souvent attiré le regard des photographes, ici ce sont les visiteurs qui deviennent fantomatiques alors que les animaux naturalisés prennent vie. »
« L’activité humaine devient évanescente alors que la présence des objets est captée, grâce à l’utilisation d’une chambre 8*10 pouces, dans ses moindres détails. Chacune de mes images est une réflexion ouverte sur nos relations complexes et changeantes entre la fabrication des images, l’art, la culture et nous-mêmes.
»
Alain Sayag – Conseiller artistique 2007

LIVRE
Time Frame
Monographie Matthew Pillsbury
Editions Actes Sud
ISBN : 2-7427-6834-9

25€

http://matthewpillsbury.com
http://prixhsbc.evenium.com

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