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Willy Rizzo: –Les Instants Chanel

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La rue Cambon, c’était un parfum. Le N°5 qu’on vaporisait chaque matin, à l’ouverture. Une odeur de boudoir, d’amour. Et de ruche. Car chez Chanel, chaque abeille travaillait au service de la reine. Les vendeuses portaient du noir, les ouvrières et les mannequins entre les essayages, la blouse blanche. Et les clientes comme la « patronne », le tailleur en tweed que « Mademoiselle » s’acharnait à appeler « costume », un modèle presque unique, répété, copié, et pourtant toujours différent. Et ça faisait comme une armée, prête à marcher au pas, au moindre désir de son général.

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