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UNSEEN 2023 – Galleries à la foire UNSEEN – Partie 3 (images 23 -36 )

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Contour Gallery Rotterdam – Nele van Canneyt (1973 Belgique) (images 23 )

Nele van Canneyt est attirée par les objets et les scènes dans la sérénité de la ville à la fin du jour et à l’aube de la nuit, lorsque tout semble s’arrêter et que la ville prend sa propre histoire. Le dialogue entre l’aspect ludique et le travail conceptuel des trois artistes est mis en lumière, leurs techniques caractéristiques et leurs façons d’expérimenter le médium laissent l’imagination du public mener la danse. Avec une carrière qui s’étend sur plus de deux décennies, Nele van Canneyt a cultivé une vision artistique unique qui repousse les limites et qui a gagné le cœur et les louanges de son pays d’origine, la Belgique. Avec un portfolio qui comprend des expositions individuelles telles que « Worlds Inside, Outside » (2010), « Common Ground » (2020), l’exposition la plus récente de Nele « Binnenland » (2021) au Musée de Bruges (Belgique), a présenté des photos capturées pendant la solitude de la pandémie de covidés en Belgique.

Contour Gallery Rotterdam – Le Nghi Teng (1976 Vietnam / Pays-Bas) (images 24 )

La dernière œuvre de Le Nghi, White cloud, 白云, (2023) contemple la capture intuitive et spontanée de l’environnement, se lançant dans une quête à travers le paysage sans mise en scène ni préméditation. Parallèlement à cette approche innovante, Le Nghi intègre dans sa nouvelle série son parcours dans la culture et la tradition chinoises. La grue, symbole de bonheur et associée aux notions de longévité et de paix dans la croyance chinoise, sert de lien entre le ciel et la terre. Les créations photographiques de Le Nghi évoquent’un nuage blanc. Cette métaphore du nuage blanc, à la dérive et détaché du monde moderne des sons, se traduit visuellement par des moments de calme et de sérénité, servant de rappel poignant de la fugacité et de l’impermanence de toutes choses.

Contour Gallery
Josephstraat 164
3014 TX Rotterdam
www.contour.gallery

 

Echo Fine Arts – Cote d’Azur – JAN C. SCHLEGEL (1965 Allemagne) (images 25 )

Fasciné par la photographie depuis l’âge de 14 ans, Jan C. Schlegel a raffiné son style et sa technique à la fois in-camera et en chambre noire sous le mentorat de Walter Schels et Toni Schneiders. Appliquant les mêmes principes à tout être vivant, Schlegel s’est notamment illustré pour ses portraits d’humains, mais aussi pour ceux d’entités étrangères à notre compréhension: petits insectes, créatures marines, reptiles, etc.

Durant la pandémie, Schlegel a développé un intérêt envers les fleurs, avec pour but de magnifier leur beauté éphémère, tel un memento mori. Ici, il choisit le Tragopogon Pratensis salsifis des prés, souvent inaperçu le long des routes, et aussi surnommé « barbe de bouc »  car il éclot aux premières lueurs du jour et se referme l’après-midi. De même, on souffle souvent sur son impressionnante aigrette dans l’espoir de voir un vœu s’exaucer. Sur un papier transparent de 15gsm, Schlegel prolonge la fraîcheur de cette fragile plante pour des milliers d’années en utilisant la technique du tirage au platine, considérée comme la plus pérenne de toutes,  à laquelle il ajoute de l’or blanc afin de souligner la valeur de cette vie si transitoire.

Echo Fine Arts – Cote d’Azur – CECILIA PAREDES (1950 Peru) (images 26 )

Artiste multidisciplinaire par essence, Cecilia Paredes utilise son corps pour ses performances au sein desquelles se mêlent peinture, sculpture et photographie. Apparaissant de prime abord comme le sujet principal de ce qu’elle nomme ses “performances photographiques”, son oeuvre explore un éventail de sujets variés tels que l’exil, l’intégration, la connexion à la nature, ainsi que le biocentrisme. Jouant un rôle actif au sein de la narration, les arrière-plans de ses compositions, composés de motifs empruntés à la tapisserie ou aux papiers peints, se déploient sur l’intégralité de l’espace alloué, y compris sur son corps. Son identité, ainsi confondue avec son environnement, se réduit à une forme essentiellement féminine. Elle invite le spectateur à s’interroger sur la façon dont nous sommes influencés par notre environnement naturel et culturel. L’omniprésence des éléments végétaux et animaux suggère l’espoir en un monde idéal où l’humanité s’intègrerait au lieu de dominer.

Echo Fine Arts – Cote d’Azur – BAS MEEUWS (1974 Les Pays Bas) (images 27)

Né aux Pays-Bas en 1974, Bas Meeuws apporte un souffle nouveau à la nature morte flamande et hollandaise du XVIIeme siècle. Utilisant la photographie comme base de son travail, il puise dans son catalogue de plus de 13 0000 espèces végétales pour créer des œuvres dans la tradition d’Ambrosius Bosschaert (1573-1621) ou Jan Davidsz de Heem (1606-1684). Faisant preuve d’une minutie descriptive identique, il orchestre un incroyable foisonnement de variétés florales, animé ici et là de quelques insectes et gastéropodes. Le fond neutre ainsi que le traitement caravagesque de la lumière, recentrent le regard au premier plan pour mieux souligner le mouvement qui semble en jaillir de toutes parts. Chaque regard dévoile un détail auparavant inaperçu, offrant ainsi une œuvre sans cesse renouvelée.
Cette vision maîtrisée et ordonnancée de la nature n’obéit cependant qu’à ses propres lois et idéaux puisqu’elle mêle ici des fleurs aux périodes de floraison différentes sans souci d’échelle. De même, l’artiste se distancie de ses prédécesseurs en ajoutant ce que l’on considère aujourd’hui comme de mauvaises herbes ou plantes ordinaires sans distinction de valeur. Ainsi, il nous rappelle avec délicatesse le caractère éphémère de l’existence et sa fragilité, tout en cherchant à éveiller chez le spectateur un regain de respect pour tout ce que nous offre la nature.

Echo Fine Arts – Cote d’Azur – JEFF ROBB (1965 GB) (images 28 )

Depuis l’obtention d’un Master en Holographie au Royal College of Art de Londres, Jeff Robb n’a cessé de créer, expérimentant sans relâche toutes les possibilités qu’offre l’imagerie tri-dimensionnelle. Peu de temps après la fin de ses études, il fut invité à soumettre une oeuvre représentant un paysage au Victoria & Albert Museum; ce fut le tout premier hologramme à intégrer la collection de ce musée. Aujourd’hui, Jeff Robb est l’une des figures de proue mondiale de l’art de la photographie lenticulaire.

Pour Unseen, Jeff Robb a créé une série de tirages lenticulaires intitulée Quotidian Objects, ayant pour but de recréer l’essence des Maîtres Hollandais tels Van Weenix (1640-1719) et Jan van Huysum (1682 – 1749). Avec l’aide des fleuristes de la National Gallery de Londres (Augustus Bloom et Gail Smith), il incorpore autant de fleurs que possible au mois de mars, afin d’offrir une vision moderne d’un thème autrement très classique.

Echo Fine Arts
Galerie en ligne
Cote d’Azur, France
www.echofinearts.com

 

Galerie Écho 119 Paris – Dana Cojbuc (1979 Roumanie /France) (images 29 )

Dana Cojbuc mélange la photographie et le dessin, investissant la réalité capturée de ses rêves et de son imagination de ce qui « pousse » en dehors de la photographie. C’est ainsi que la série Yggdrasil, nommée d’après l’arbre-monde de la mythologie norvégienne, a été réalisée sur la petite île norvégienne de Halsnoy.

Le dessin pour Dana est une façon de réintroduire la part secrète dont le réel se nourrit pour pousser, palpiter, s’échapper des carcans définis. C’est ici aussi l’intention de l’artiste : redonner des contours organiques à cette nature qui ne saurait se contraindre dans la parfaite forme géométrique imposée par l’appareil photographique.

Une image ou un paysage ne deviendront nôtres que lorsque l’on y aura placé une parcelle de soi, intime et secrète – fragments de rêve ou vague d’imaginaire – qu’un souvenir viendra s’y accoler ou que nos désirs viendront l’investir. Chaque oeuvre est originale et unique.

Dana Cojbuc est née en 1979 en Roumanie. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Bucarest et en communication de l’Université d’Athènes. Elle vit et travaille principalement à Paris aujourd’hui, bien que ses recherches photographiques l’amènent à parcourir l’Europe grâce à des bourses et des résidences.

Elle a réalisé à ce jour trois séries : Contes d’Hiver, Yggdrasil et Ouvrir le Rivage et a autopublié son premier livre photographique Yggdrasil en 2022. Dana Cojbuc est lauréate en 2022 du prix du jury Tremplin Jeunes Talents au festival Planches Contact de Deauville et lauréate en 2022 de la Bourse du talent de la BNF (Bibliothèque Nationale de France), dans la section paysage.

Galerie Écho 119 Paris – Sakiko Nomura (1967 Japan) (images 30 )

Sakiko Nomura construit ses images dans l’ombre. Photographiant ses modèles dans des lieux aussi dénudés que leurs corps, l’intime est au cœur de son travail. Ses images évoquent l’atmosphère feutrée de pièces que l’on reconnaît sans les avoir visitées, le bruissement des draps, le bruissement d’un rideau que l’on entrouvre pour laisser passer un rayon de lumière. Nomura a été l’assistante la plus importante d’Araki Nobuyoshi et si son travail aborde, comme le sien, les thèmes de l’eros et du thanatos, sa vision et son approche sont définitivement différentes. Combinant, mélangeant les lieux et les époques, embrassant l’accident photographique et argentique, Nomura crée des histoires qui se réinventent à travers l’imagination du spectateur.

Parlant peu d’elle-même, de sa pratique ou de ses images. Elle croit au pouvoir de la photographie comme on croit à quelque chose de mystérieux et de puissant, quelque chose de difficile à comprendre, et encore moins à saisir avec des mots. Les photographies de Nomura parlent d’elles-mêmes. Elles ne « disent » pas, elles nous font « ressentir ».

Sakiko Nomura est une photographe japonaise née à Shimonoseki en 1967. Diplomée de l’université de Kyushu Sangyo en 1991, Nomura se forme alors avec le maître de la photographie japonaise Nobuyoshi Araki. Après sa première exposition Uhr ohne Zeiger en 1993, Nomura participe à plusieurs expositions collectives et solo en Europe, à Tokyo et en Asie. Son livre photographique édité en 2013 Nude/A Room/Flowers gagne le prix des nouveaux professionnels de Sagamihara.

En 2015, elle représente le Japon lors de l’exposition Another Language au festival des rencontres photographiques d’Arles. En 2017, elle remporte le prix au festival international de Higashikawa avec son livre photographique Another Black Darkness. Artiste prolifique, elle a publié à ce jour une vingtaine de livres photographiques, moyen de prédilection pour elle de diffuser son travail et de réinventer constamment la narrative de ses images.

Galerie Écho 119
119 rue Vieille du Temple
75003 Paris France
www.galerieecho119.com

 

Galerie Wilms Venlo – Julie van der Vaart (1988 Pays-Bas / Belgique) (Images 31 )

Julie van der Vaart est une artiste photographe née à Maastricht, aux Pays-Bas, et qui vit et travaille actuellement en Belgique. Elle est titulaire d’un master en photographie de la faculté Media, Arts & Design de Genk et d’un master de recherche en art et design de Sint Lucas Antwerp. Elle est soutenue par le Fonds Mondriaan, recevant l’allocation pour les artistes établis, et depuis 2021, elle participe à la Masterclass internationale de deux ans Reflexions 2.0. L’éditeur Void a récemment publié son livre Blind Spot, qui rassemble en un seul volume son travail des six dernières années.

Sa série la plus récente est « Black Cloud », un projet sur la fluidité de l’être et l’expérience de dépersonnalisation de Julie van der Vaart. Le titre est tiré du roman de science-fiction de 1957 de Fred Hoyle, The Black Cloud, qui parle d’une entité extraterrestre intelligente prenant la forme d’un énorme nuage de gaz. Cette idée d’un être qui n’a pas de forme substantielle ou solide a servi d’inspiration.

« Tout au long de ma vie, j’ai connu des moments où j’ai senti que mon être n’était pas dans ce corps, qu’il n’était pas limité par les frontières de ma peau. Où se situe le moi ? Est-il dans le corps, le cœur, l’esprit ?

Ou est-il plus fluide, s’étendant au-delà du corps, comme un champ énergétique ? En tant qu’êtres tridimensionnels, sommes-nous limités dans notre compréhension de la réalité ? Et qu’est-ce que la réalité ? Mon travail s’articule autour de ces questions.

 

Galerie Wilms Venlo – Lisanne Hoogerwerf (1987 Pays-Bas) (images 32)

Les photographies de Lisanne Hoogerwerf montrent des lieux qui semblent à la fois fictifs et réels ; ce sont des paysages qui échappent à la réalité quotidienne, mais qui sont réalisés avec des matériaux tangibles tels que le bois, le sable, la peinture et le carton.

Pour Hoogerwerf, la photographie est un moyen de rendre visibles des images intérieures. Son imagination et ses souvenirs sont ses sources d’inspiration. Le sol de son atelier est la scène sur laquelle elle fait apparaître et disparaître ses paysages à petite échelle ; lorsqu’un paysage est terminé, elle l’enregistre soigneusement avec son appareil photo, pour ensuite le démolir à nouveau afin que de nouvelles œuvres puissent voir le jour. Avec ses constructions ludiques, elle fait référence aux évolutions sociales, telles que la crise des réfugiés, le changement climatique et la pandémie. Les paysages abandonnés ont quelque chose de sinistre et de dystopique et en même temps quelque chose de ludique et de rêveur. Les terrains de jeu, les tentes, les cabanes et les maisons sont des éléments qui reviennent régulièrement dans son travail. À l’aide d’éclairages et de fonds peints, elle crée un espace fictif dans lequel ces structures prennent de nouvelles significations et où des contradictions telles que l’utopie/la dystopie, l’humain/la nature, le sérieux/le jeu, la beauté et la grisaille se rencontrent.

Pour Unseen, Lisanne créera de nouvelles œuvres qui n’ont encore été vues nulle part.

 

Galerie Wilms Venlo – Suzanne Jongmans (1978 Pays-Bas) (images 33)

Dans l’œuvre de Suzanne Jongmans, on ressent l’amour pour l’artisanat des maîtres des 15e, 16e et 17e siècles. Leurs portraits empreints de symbolisme forment le cadre dans lequel elle raconte sa propre histoire.

Une œuvre naît souvent d’une question personnelle. L’amour et la perte, le courage et les choix. Les idées et les images qui surgissent au cours du processus lui permettent d’approfondir progressivement sa compréhension. Les matériaux avec lesquels elle confectionne les costumes de ses modèles proviennent parfois de la nature, comme des fleurs ou de la laine de mouton, mais elle utilise aussi des morceaux de plastique ou de polystyrène. En les transformant en bijoux ou en vêtements, elle donne à ces déchets une nouvelle valeur.

Après avoir pris des centaines de photos de détail avec un modèle, elle procède à un long processus de post-traitement pour créer l’image finale. Elle utilise les nombreuses couches photographiques comme les anciens maîtres utilisaient leurs peintures.

Constamment à la recherche d’un équilibre entre le monde extérieur et son monde intérieur, elle s’intéresse toujours aux contrastes. Entre le classique et le contemporain, la lumière et l’obscurité, l’expérience de la vie et la pureté enfantine, l’ici et maintenant et l’éternel.

Le symbolisme touche à des expériences universelles, mais il est en même temps personnel. Chaque œuvre peut ainsi être qualifiée d’autoportrait.

Elle crée une tension et une rencontre entre le classique et le moderne, le constant et le fugitif. Ses images rayonnent d’une immanence, à travers les rebuts banals, nous entrevoyons le divin » (Karen Van Godtsenhoven, conservateur associé du Costume Institute au Metropolitan Museum of Art (New York)).

Suzanne Jongmans (Breda, Pays-Bas, 1978) est une artiste interdisciplinaire. Elle est couturière, sculpteur, costumière et photographe. Elle a organisé sa première exposition personnelle au Comité économique et social européen et, entre autres, au Stedelijk Museum Schiedam. Ses œuvres sont achetées par la Staatsgalerie Stuttgart et l’ambassade américaine. Parmi les travaux qu’elle a commandés, citons une campagne pour Valentino/Moncler et des articles dans la presse internationale (The Washington Post, CNN et Die Deutsche Welle).

Galerie Wilms
Nieuwstraat 52
5911 JV Venlo
www.galeriewilms.nl

 

Galerie Wouter van Leeuwen – Amsterdam – Mark van den Brink (1965 Pays-Bas) (images 34)

Mark van den Brink a étudié la photographie à l’Académie Gerrit Rietveld d’Amsterdam, où il a obtenu son diplôme en 1996. Il a continué à se développer en tant que photographe indépendant, mais ses projets autonomes constituent la partie la plus importante de son travail. Ses projets sont le fruit de ses voyages dans son pays et à l’étranger. Ses photographies sont caractérisées par l’utilisation d’un petit appareil photo espion Minox, qu’il combine parfois avec des jumelles. Le Minox est un appareil photo espion très répandu. Grâce à sa petite taille (80x27x16 mm), il peut être facilement dissimulé dans les vêtements, les livres creux et les valises. Pendant la guerre froide, les services de renseignement s’en servaient pour prendre des clichés de documents secrets et de cartes.

Galerie Wouter van Leeuwen – Amsterdam – Sanlé Sory (1943 Burkina Fasso) (images 35 )

Dans son studio Volta Photo, situé dans la ville provinciale de Bobo-Dioulasso, le photographe burkinabé Sanlé Sory (né en 1943) dispose de nombreux vêtements et accessoires occidentaux que ses clients utilisent pour se photographier. Avec un ghetto blaster, au téléphone, en cow-boy, torse nu ou avec les bonnes lunettes de soleil. Les décors ont également contribué à la représentation de ce rêve banal. Les décors de Sory comprenaient un escalier d’avion et un paysage urbain avec des lampadaires, un élément qui n’était pas omniprésent en dehors des villes à l’époque. Pour Soul of Africa, Wouter van Leeuwen a fait une nouvelle sélection à partir des négatifs de Sanlé Sory.

Galerie Wouter van Leeuwen – Amsterdam – Bryan Schutmaat (1983 US) (images 36 )

Bryan Schutmaat (né en 1983 à Austin, Texas) a d’abord attiré l’attention du monde de la photographie avec son livre  » Grays the Mountain Sends  » (2014). Une série de portraits et de photos de la nature de communautés presque oubliées dans les montagnes Rocheuses américaines. Un livre brillamment réalisé, photographié dans des couleurs luxuriantes, qui montre qu’en plus d’être un photographe doué, Schutmaat est aussi quelqu’un qui utilise efficacement le médium pour raconter une histoire.

Dans son nouvel ouvrage, « Living Dry : West Texas », Schutmaat braque son objectif sur le parc national de Big Bend, à l’extrémité ouest du Texas, où le fleuve Rio Grande forme la frontière naturelle avec le Mexique. Un paysage accidenté avec des gorges profondes, de hautes montagnes et des déserts arides. On y trouve des fossiles vieux de 500 millions d’années. L’ours, le puma, des plantes et des animaux menacés d’extinction y vivent.

Bryan Schutmaat préfère se concentrer sur les solitaires qui vivent à l’interface entre la nature sauvage et la civilisation. Il y photographie la lutte éternelle entre l’homme et la nature. Avec ses photographies de paysages, il dépeint les conséquences du gaspillage, de l’exploitation irresponsable des terres et de l’interférence désastreuse de l’homme avec l’écologie.

La photographie en tant que moyen d’apporter un changement culturel. En ce sens, Schutmaat s’inscrit dans la tradition des photographes engagés tels que Lewis Baltz, Robert Adams, Robert Frank, W. Eugene Smith et Dorothea Lange.

Schutmaat photographie avec un appareil grand format peu maniable qui l’oblige à travailler lentement, ce qui lui laisse le temps d’établir un lien avec les personnes représentées, d’où des portraits photographiques intimes et feutrés.

Galerie Wouter van Leeuwen,
Hazenstraat 26,
1016 SP Amsterdam.
www.woutervanleeuwen.com

 

John Devos
Correspondent L’Œil de la Photographie/Eye of Photographie

john.devos01(a)gmail.com

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