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Skira Editore – Hangar Photo Art Center : Nick Brandt : The Echo of Our Voices : The Day May Break : Chapter Four

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Skira Editore publie le nouveau livre de Nick Brandt : The Echo of Our Voices: The Day May Break: Chapter Four. Une exposition est également présentée au Hangar Photo Art Center à Bruxelles. Voici quelques extraits de l’essai d’Arianna Rinaldo.

The Echo of Our Voices, série d’images puissantes et émouvantes de familles syriennes exilées en Jordanie, constitue le quatrième chapitre de The Day May Break de Nick Brandt, un projet au long cours farouchement engagé par lequel il aborde à grande échelle la question urgente du changement climatique et ses conséquences pour les êtres humains et les animaux.

Avec ce travail le plus récent, les enjeux climatiques s’étendent pour inclure leurs effets sur des communautés déjà vulnérables, comme le sont ces réfugiés de guerre. Les thèmes urgents des chapitres précédents sont tous présents, mais les éléments de conflit, de déplacement et d’appartenance apportent au récit une dimension dramatique supplémentaire. Une série de familles est choisie pour représenter leur communauté. Le désert jordanien sert de toile de fond, avec son paysage âpre et totalement desséché.

Dans un décor nu et minimaliste où le sable et la roche tracent les lignes, Brandt dispose les membres des familles dans différents groupes entremêlés : couples, frères et sœurs, mères et filles, maris et frères, anciens et enfants sont assis ou debout sur des caisses savamment disposées, dans un ensemble harmonieux qui évoque un groupe sculpté. Chaque individu devient un protagoniste. La première impression visuelle donne un sentiment digne de connectivité, de force et de présence.

Dans leur vie quotidienne, ils luttent, non seulement en raison de leur statut de réfugiés, mais aussi à cause du changement climatique et de ses conséquences sur leurs pratiques agricoles et leurs moyens de subsistance. La plupart s’inquiètent de l’impossibilité d’offrir à leurs enfants un avenir décent. Beaucoup étaient eux-mêmes des enfants lorsqu’ils ont quitté leur foyer, fuyant la rage et la fureur d’une guerre sans merci.

Et puis le monde les a oubliés.
Avec le projet de Nick et leur participation à sa réalisation, ils deviennent visibles.
Ils sont là, grands et fiers.
Nous les voyons.

Dans la façon dont Nick représente ces familles, je reconnais la présence imposante de montagnes. Je ressens la résilience nourrie par les histoires de ces personnes, par la nostalgie de leur terre natale, la fermeté de leurs souhaits et la force de leur solidarité.

Pour créer cette impression d’espace compact, Nick utilise un objet simple et humble : plusieurs caisses imparfaites, fabriquées à la main et patinées par le sable, composées de différentes manières pour former une scène où les personnages peuvent entrer dans la lumière.

Ces caisses sont les piédestaux qui élèvent chaque individu au sein de ces formations de groupe.
Ce sont les briques de leurs maisons détruites au pays et qu’il faut reconstruire.
Ce sont les cartons de fortune qui abritent les sans-abri de cette planète.
Elles sont les fondations de l’avenir.
Elles portent leurs rêves précieux.

Les portraits de famille de Nick dépassent les relations littérales : ils forgent et rénovent un lien qui va au-delà du sang et de la chair, magnifique, sublime et impossible à exprimer avec des mots. Quelle force ont ces liens qui survivent à la catastrophe et s’accrochent à l’espoir avec une telle noblesse ? Je suis en admiration.

Je ne peux détacher mon regard de Women with Sleeping Children. Baignées dans les belles ombres du crépuscule, elles sont l’incarnation de la protection maternelle.

Tu n’as pas à avoir peur, je suis là.
Je veille sur toi, jour et nuit.
Je ne t’abandonnerai pas.
N’aie pas peur.

L’amour semble être la force indestructible qui traverse et se déploie dans tous ces portraits. Pris individuellement et dans leur ensemble, ils sont une ode à l’amour, un hommage à la résilience, portés par l’espoir que ce sentiment puissant pourra conduire ces familles exactement là où elles veulent aller, vers les foyers auxquels elles aspirent.

The Echo of Our Voices est un monument à l’aspiration sans limites et à la parenté inébranlable, où la scène est occupée par des êtres humains unis par des liens familiaux, un destin farouche et désormais une voix puissante qui doit résonner au-delà de ces frontières.

Arianna Rinaldo, extraits édités de son introduction à The Echo of Our Voices.
Arianna est la commissaire de l’exposition The Day May Break, chapitres un à quatre, au musée Gallerie d’Italia à Turin en mars 2026.

Book :
Nick Brandt : The Echo of Our Voices: The Day May Break: Chapter Four
Skira Editore

Essais de Nick Brandt, de la romancière syrienne Samar Yazbek et d’Arianna Rinaldo
12”x15” / 30×38 cm, 70+ photographies
https://www.skira-arte.com/products/nick-brandt-the-echo-of-our-voices?variant=51465417556310
https://www.artbook.com/9788857253947.html

Exposition en cours :
Nick Brandt : The Day May Break, Chapters One-Three, with teaser of The Echo of Our Voices, Chapter Four
Jusqu’au 21 décembre 2025
Hangar Photo Art Center, Bruxelles
Pl. du Châtelain 18
1050 Ixelles, Belgique
https://www.hangar.art/

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