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Paris Photo : Le Journal de Serge Bramly

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Pour son édition 2012, Paris-Photo s’est résolument placé sous la houlette de David Lynch. Le cinéaste, dont un portrait fait l’affiche, a sélectionné 99 œuvres, estampillées « Vu par David Lynch ». Un cartel artistiquement calligraphié les signale, de même que dans les grandes surfaces certains produits bénéficient du label « vu à la télé. » Pour les visiteurs pressés, ou que rebute l’idée de s’orienter seul dans une grande trop variété d’images, ou sans opinion personnelle, ce système inspiré du Reader’s Digest offre d’indéniables avantages. L’inconvénient, pour les autres, est qu’on ne peut s’empêcher de comparer ses propres coups de cœur avec ce choix-là (accessible par application pour mobile ou en livre chez Steidl), et de se poser des questions, de se demander ainsi, non sans irritation, si telle ou telle photo retenue présente un intérêt autre que cinématographique. Chez Plantureux, par exemple, dont le stand recèle de très rares portraits daguerréotypes (Legray et son entourage), c’est un instantané de Marcello Mastroianni qui récolte seul les lauriers lynchéens. Cela n’empêche pas naturellement qu’on soit d’accord quelquefois avec le parcours proposé. Chez Obsis, j’ai été très impressionné moi aussi par les clichés pris par Eisenstein lors du tournage de Que Viva Mexico.

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