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Paris, Daniel Boudinet par Brigitte Ollier

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Je n’ai jamais rencontré Daniel Boudinet, mais j’ai écrit quelques lignes sur lui pour Libération, peu après sa disparition, à l’âge de 45 ans, le 12 août 1990. Marie-Claude Beaud, alors directrice de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, était venue au journal. Nous étions dans la petite salle, près du service Culture, et j’avais religieusement noté ce qu’elle me confiait. J’étais une bleue en photographie. Marie-Claude Beaud comprit mon désarroi, et m’enveloppa de son ardeur, comme si elle avait le don de projeter dans le temps présent des fragments du passé, ceux que j’aurais pu vivre en compagnie de Daniel Boudinet, à Bomarzo ou dans l’un de ces coins de Londres ou de Rome, auréolés d’un bleu si vert, à la limite des ténèbres.

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