Moments mémorables à l’AIPAD, racontés par les exposants
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Cette année, The Photography Show présenté par l’AIPAD se tiendra du 5 au 8 avril au Pier 94 de New York. C’est l’une des plus anciennes foires photographiques où les moments mémorables ont été nombreux. Jusqu’à son ouverture, The Eye of Photography publiera une sélection de souvenirs de la foire recueillis auprès des galeristes, la plupart liés à des photographies.
– Steven Kasher, Galerie Steven Kasher, New York: L’année dernière, notre grand moment a été l’article de la critique Roberta Smith du New York Times sur la foire. Smith a écrit,«En revanche, il y a l’exposition de groupe de photographie récente chez Steven Kasher intitulée 21 artistes, un homme blanc hétérosexuel (21 Artists, One Straight White Male). Elle débute avec Los Americanos de Mexico (2012), de Phyllis Galembo, avec ses fêtards masqués qui se moquent de l’oncle Sam, et inclut Mickalene Thomas, Marilyn Minter et Jimmy DeSana. » Nous avons pris un risque avec notre présentation et cela a été payant. Notre stand présente cette année un groupe de photos choisies de la même façon, cette fois sur le thème «Performance / Politique».
– Brian Paul Clamp, Clampart,New York: En 2016, notre galerie a présenté pour la première fois à l’AIPAD une œuvre de l’artiste Michael Massaia. Sur le mur extérieur du stand, nous avons accroché son image emblématique Demi lune (Half Moon). La réponse à son travail a été merveilleuse et encourageante, ce qui nous a incité à exposer de nouveau sa photo durant l’édition suivante de l’AIPAD, qui a été suivie par sa première exposition solo à ClampArt à l’automne 2017.
– Alan Klotz, Galerie Alan Klotz, New York: J’ai toujours trouvé très émouvante cette image de cette juive russe arrivant à Ellis Island, devant la célèbre fenêtre en demi lune du hall des arrivées. Elle a quitté le monde qu’elle connaît pour un avenir inconnu, dans un pays étranger. Elle a peur, elle est courageuse, elle est littéralement stupéfaite par sa situation. Mon coeur se tourne vers elle, cette étrangère dont l’avenir va commencer.
– Joel Soroka, Galerie Joel Soroka, Aspen: C’était la première image que j’ai vue de l’artiste suisse Beatrice Helg ; elle me l’a montrée lors de notre première rencontre à l’AIPAD en 1993. J’en ai immédiatement acheté un exemplaire pour l’exposer chez moi et cette rencontre a marqué le début d’une très longue collaboration qui existe encore à ce jour. À ce stade de ma carrière de collectionneur et de marchand, je n’avais jamais pensé posséder une photo couleur, mais j’ai trouvé son travail très pur ; il a pour sujet mes éléments préférés en art: forme, perspective et texture. Je suis toujours émerveillé par son travail en studio, où elle crée des décors réels mais temporaires à photographier.
– Lee Marks, Lee Marks Fine Art, Shelbyville: Je venais juste de commencer à représenter Jen Davis quand j’ai accroché quatre de ses petits autoportraits à l’AIPAD 2009, avec cette déclaration de Jen, qui était sur le mur à côté des photos : « Dans notre culture, l’image corporelle parfaite exige la minceur. Des images d’individus parfaitement en forme saturent les médias visuels, créant des icônes qui établissent une norme qui fait que tout le reste semble être déviant. Les personnes en surpoids ne satisfont pas ce qui est attrayant ou désiré. Dans ce travail, je traite de mes insécurités concernant mon image corporelle et de la corrélation directe entre la perception de soi et la façon dont on est perçu par les autres. La plupart de mes photos sont faites chez moi, révélant des aspects de moi-même privés et personnels. J’évalue mon image de soi, en tant que femme obèse âgée d’une vingtaine d’années, confrontée aux pressions toujours présentes du monde extérieur. Ce processus d’auto-exploration m’a aidée à trouver ma voix et à reconnaître mes actions et mes insécurités. Mon travail est uniquement basé sur des expériences personnelles que j’ai reconstruites en photographie, mais je crois qu’il parle en général de la situation de beaucoup de femmes dans notre culture. »
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