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Santu Mofokeng (1956-2020)

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Le photographe sud-africain est mort à 63 ans.

Voci le sujet que nous lui avions consacré lorsque il reçut le Prix International de Photographie à Modène en 2016.

 

Una solitudine silenziosa (Une solitude silencieuse) Photographies 1982 – 2011

Modène, Italie : un coup d’œil à la cathédrale romane du 12e siècle et à ses bas-reliefs superbes de Wiligelmo (qui ressemblent tant à un reportage), puis vous pouvez vous concentrer sur la photographie qui est l’attraction principale de la ville depuis début mars. En fait, une série d’événements a eu lieu ce dimanche, y compris l’annonce du gagnant de la première édition du Prix International de la Photographie : il s’agit de Santu Mofokeng, originaire d’Afrique du Sud, à qui a été consacrée l’exposition “Une solitude silencieuse, Photographies 1982-2011” au Foro Boario (6 mai au 8 Mars 2016).

Le prix, qui existe grâce à la collaboration entre la Fondazione Fotografia Modena et Sky Arte HD, en partenariat avec UniCredit, est un prix bi-annuel (qui comprend une exposition personnelle, une emission de télévision et un prix de 70.000 euros) remis à un photographe vivant qui a apporté une contribution essentielle à l’image contemporaine. Le thème du Prix cette année était l’Identité. Le jury était composé de personnalités internationales : Christine Frisinghelli (fondatrice de Camera Austria), Shinji Kohmoto (fondateur du Festival Parasophia de Kyoto), Simon Njami (co-fondateur de la Revue Noire), Thyago Nogueira (Instituto Moreira Salles, São Paulo) et Filippo Maggia (Directeur de Fondazione Fotografia Modena).

Tout au long de sa vie, Mofokeng a documenté par son travail la réalité de son pays. Il l’a fait sans rhétorique ni pitié, mais avec un sens de l’éthique, une attention presque scientifique portée à la recherche et une empathie qui lie étroitement le photographe et ses sujets.

Mofokeng est passé par une expérience de travail très variée. En tant que photographe de rue, il est allé là où les clients le lui demandaient (aux mariages et autres cérémonies). Durant cette période, il pensait que le client était roi, que c’était à lui de décider de la «qualité» des images, parce que c’était lui qui payait. Bien que ses photos l’aient rendu populaire dans les communes, il ne croyait pas que c’était une profession possible, un «vrai» travail, jusqu’à ce qu’il devienne assistant dans la chambre noire d’un journal. Mais il n’existait aucun espoir d’avancement pour une personne noire… En 1985, il a rejoint le collectif Afrapix : un tournant dans sa carrière, où il a découvert un autre type de photographie. Grâce au collectif, il a acheté un appareil photo et a travaillé pour le journal alternatif The New Nation. Il y a travaillé sur le malaise qui montait dans les communes.

C’est alors que Mofokeng s’est mis à photographier différemment, afin de montrer la réalité le mieux possible, de servir une cause et de corriger les erreurs dans l’image «traditionnelle» des habitants des communes.

Ses recherches sur des photographies de familles noires sud-africaines prises au début du 20e siècle sont l’exemple de cette nouvelle prise de conscience. The Black Album Photo : 1890-1950 met l’accent sur une collection d’images de familles aisées de la classe moyenne sud-africaine, anéanties par l’apartheid, dans le but de réaffirmer leur existence. “Voilà comment j’ai commencé à explorer la politique de la représentation, et comment j’ai découvert les portraits familiaux urbains faits au début du siècle dernier. Ces images se désintégraient lentement dans des sacs en plastique ou des boîtes en fer blanc au-dessus des armoires dans les communes. Et parce qu’elles n’existaient pas dans la conscience du système éducatif, y compris dans les musées, les galeries et les bibliothèques de ce pays, je les ai trouvées énigmatiques… Ma quête pour une explication de cette omission dans l’histoire telle qu’elle m’a été enseignée m’a fait comprendre l’ampleur du crime de l’apartheid », ajoute l’auteur.

EXPOSITION
Santu Mofokeng. Una solitudine silenziosa. Fotografie 1982 – 2011
Du 6 mars au 8 mai 2016
Foro Boario
Via Bono da Nonantola 2
41121 Modena
Italie
+39 059 224418
http://www.fondazionefotografia.org

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