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Michel Philippot, Lianzhou Foto 2010

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Is the world real ? Tel est le thème de ce Festival de photographie annuel qui pour la sixième fois se tient à … Lianzhou, petite ville du Guangdong habitée par quelques deux cents mille habitants, située à cent soixante kilomètres de Guanzhou, une ville entourée par la campagne. « Est ce que le monde est réel », question peu orthodoxe dans le monde du matérialisme dialectique philosophie dans laquelle le bon principe est « l’analyse concrète de la situation concrète »

( Lénine, « Que faire », 1905) cependant la tendance générale de ce Festival est bien l’introduction de l’intime dans la production des camarades photographes chinois. Toutefois, et c’est bien intéressant, la présence de Lv Houmin, photographe officiel de Mao Zedong de 1961 à 1964 nous propose une photographie propagandiste guindée et parfois même joyeuse mais dans l’orthodoxie la plus stricte. Glissement discret dans le contenu mais pas dans la forme avec Liu Xiangchen qui nous propose la Chine après Mao. Revenons à l’intime qui s’affirme après la vague de création délirante et l’omni présence de la photographie documentaire, deux tendances qui signifiaient la libéralisation progressive des esprits. L’intime se montre ici non pas comme une revendication, comme un tract rebelle mais comme quelque chose de naturel, par exemple dans la production de ce jeune couple, Zhang Jungang et Li Ji, (www.zhangiunjungang.com, blog : www.zhangjungang.com/blog.) dont les photos ne sont guère surprenantes mais sens et force dans leur dispositif. Leur exposition se nomme tout simplement « Everything Here » et on y voit tous les moments d’émotion que ce couple partage, des objets, des paysages, des rencontres… You Li ([email protected]; erisyo.cn ) ne se montre pas directement, en contraction avec sa famille et ne supportant plus la ville elle décide afin de « retrouver la paix avec elle même » de partir trouver le silence dans le grand nord chinois.A la lecture attentive des ses clichés on ressent tout de suite le trouble de cette jeune femme, son désir de rencontrer le monde extérieur qu’elle a volontairement réduit au minimum comme si cela pouvait rendre plus facile la fin de son mal être. Madi Zhu appelle son exposition « Parallel world ». Il dit « The more I pursue reality, the more I understand it does not exist virtuallty. Yhus I seemingly understand why I have always consisted on photo shooting. Reality is just the reality in your understanding. As a photographe rand an individual person, my photos will appear in front of your eyes as my understanding of the world ». Mingyi Luo, une histoire, il est commerçant, visionne un jour un livre de William Klein, c’est le choc et devient photographe… « the theme phot of mine were shot in 1991 to 1999 and the shooting venue was the famous commercial streets in Chengdu, Sichuan province, Qingnian Road and Chunxi Road. I have a short buisenessman experience, so I am familiar to the people on the two roads. At that time I almost communicated with them everydayand, so itallowed me to shoot them again anda gain with different methodes. When they and I where all in a certain state, Ihad the strong feel that we held the same mind and then I put up my camera at them. I knew I was not a stander by, not a invader, because we were dancers in the same aera. When common minds met tacitly, the moment curdled for ever ». Avec ces quelques exemples l’intime est abordé par des biais différents mais le résultat est toujours probant. Cette recherche de l’expression de l’intime nous montre que la société chinoise par ses photographes se libère du joug de la pensée unique et peut maintenant en présenter leurs œuvres.
Michel Philippot

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