Depuis quelques années, la mode – dite écologique –, consiste à nous faire croire que l’essentiel est dans le discours. Dans la réalité quotidienne, les décisions prises sont presque toujours hors sujet. Tant de stupidités enchaînent sur d’autres stupidités, lorsqu’elles ne sont pas totalement dans l’hérésie technocratique complète. L’écologie n’est ni des partis politiques, ni des philosophies fumeuses. L’obligation est pour tous, sans exception, de se remettre au diapason de la Nature, tant dans son concept que dans son immense mécanisme. Depuis la nuit des temps, la naissance de l’univers du vivant pose le problème de la lutte pour la survie bien loin de la pure physique céleste. Pour toute forme de vie, la pérennité passe par une prédation. Jusqu’à présent toutes ces luttes permanentes fonctionnaient avec des équilibres plus ou moins harmonieux et quelques écarts souvent mortels, dans les cas de refus d’adaptation.
Seulement voilà : brutalement par sa surpopulation et son avidité, l’Homme (un poil prétentieux) s’est engagé dans un projet de modification des règles du jeu. Il faut préciser qu’il s’est donné des moyens considérables pour cet objectif. L’équilibre est rompu pour assurer une règle acceptable pour tous. Les prélèvements humains actuels engagent, depuis quelque temps, des pertes de matières et d’énergies pour l’ensemble des cycles de la Vie.
Cette nouvelle ère, au niveau planétaire, a été baptisée Anthropocène. Cette nouvelle époque où les bavures, de l’inconscience collective, deviennent des erreurs irréparables avec la perte de centres de vie indispensables à la survie générale et au maintien de la race humaine en particulier.
Les témoignages les plus fiables de cet effondrement, nous les devons à la photographie. Les photographes, tout particulièrement ceux qui voyagent et s’exposent personnellement aux risques, deviennent les témoins précieux de toutes les dégradations alarmantes qu’ils figent dans leurs images.
Alain Ernoult est l’un des piliers de cette bande de baroudeurs que rien n’arrête lorsqu’ils ont une idée derrière la tête, voire une intime conviction.
Ses photographies animalières, de portraits des animaux en péril, s’exposent de place en place depuis plusieurs années.
L’auteur a décidé d’aller plus loin dans la démarche en prenant à partie ses propres œuvres photographiques, tellement le danger lui semble déjà en chemin.
Une série d’images photographiques, revues et stigmatisées par leur propre auteur à découvrir à La Baule, jusqu’à la mi-juin. Cela devient de plus en plus difficile d’ignorer les réalités de l’image, assurément plus crédibles que les doctes proclamations aussi brillantes qu’erratiques.
Thierry Maindrault
EXPOSITION
l’ANTHROPOCENE
L’HUMANITÉ FACE À SON EMPREINTE
LA BAULE ESCOUBLAC
Espace Culturel Chapelle Sainte-Anne
place du Maréchal Leclerc
44500 LA BAULE [FRANCE]
09 mai 2026 jusqu’au 14 juin 2026.
ouvert du mardi au vendredi de 14h30 à 18h30
ouvert samedi et dimanche 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30
entrée gratuite
https://www.ernoult.com/














