Rechercher un article

Jean Dieuzaide, la photographie d’abord

Preview

Jean Dieuzaide fut mon unique référence photographique lorsqu’en 1968 j’entrai timidement dans sa maison rue Erasme  à Toulouse pour recevoir ses conseils avisés. À cette époque, proche de la cinquantaine, il signait encore ses tirages d’un Yan graphique et nerveux, une sorte de signe impétueux qui comme le Z de Zorro frappait l’imagination et qu’il utilisait pour cacher son vrai nom car dans les familles bourgeoises et catholiques, on ne devenait pas photographe. Cet érudit, récompensé dans le monde entier, plaçait la photographie si haut qu’on ne pouvait l’atteindre, cet homme à l’air si sérieux qui cachait bien son jeu derrière une coupe en brosse et des lunettes de notaire de province, que devait-il penser face à un hirsute soixante-huitard qui bégayait et lui mettait devant les yeux des images torturées, superposées et des tirages passés à la moulinette psychédélique ?

This content is for Abonnement annuel et Abonnement mensuel members only.
Log In Register

Merci de vous connecter ou de créer un compte pour lire la suite et accéder aux autres photos.

Installer notre WebApp sur iPhone
Installer notre WebApp sur Android