La photographe londonienne Catherine Wingfield présente « The Dreams of Lioness Blixen », une nouvelle exposition de trente et une œuvres photographiques organisée par Katy Barron, qui se tiendra du 14 au 18 septembre à la Gallery Eight, à Londres.
L’exposition rend hommage à la nature qui a profondément marqué l’auteure danoise Karen Blixen. Elle s’appuie sur plusieurs années de recherches et de voyages photographiques à travers les paysages de l’actuel Kenya et de la Tanzanie, décrits avec vivacité par Blixen, ainsi que dans sa ville natale au Danemark. La relation que Wingfield entretient avec le paysage obéit à un instinct similaire à celui de Blixen : trouver dans la nature un langage pour exprimer la mémoire, la solitude et la guérison émotionnelle.
À vingt-huit ans, Blixen est arrivée en Afrique orientale britannique en 1914 pour épouser le baron Bror von Blixen-Finecke et commencer une nouvelle vie. Son âme a été profondément émue par cette terre extraordinaire qu’elle a découverte. Pourtant, au cours des dix-sept années qui ont suivi, elle a dû endurer la maladie, la guerre, la trahison, la faillite, la solitude, le deuil et le chagrin. En 1931, brisée et n’ayant presque plus rien, elle est retournée au Danemark. Au cours des longues et sombres années qui suivirent, sa souffrance se transforma peu à peu en énergie créatrice. Guidée par son remarquable talent de conteuse et inspirée par le souvenir radieux de l’Afrique de l’Est, elle commença à écrire « Out of Africa », un récit soigneusement élaboré de ses années passées là-bas ; la création d’un mythe, et finalement une alchimie qui transforma la perte en guérison et en sens.
Plutôt que d’illustrer la biographie de Blixen, l’exposition est conçue comme un dialogue photographique avec sa sensibilité : une Afrique intérieure imaginaire autant qu’une Afrique physique. À travers trente et une œuvres photographiques, Wingfield répond à l’histoire de Blixen et évoque le pouvoir universel de guérison de la nature. Sa pratique repose sur une approche non documentaire : son travail vise moins à représenter un lieu qu’à en évoquer une expérience émotionnelle et sensorielle.
« Ce sont les paysages du Kenya et de la Tanzanie qui m’ont d’abord attirée vers Karen Blixen », explique Catherine Wingfield. « Avant même de me plonger dans son histoire, je ressentais le même lien avec la lumière, la beauté et l’immensité de ces terres d’Afrique de l’Est qu’elle aimait tant. En approfondissant mes recherches sur sa vie, j’ai été profondément émue par sa capacité à s’émerveiller, par sa curiosité, ainsi que par son courage et sa résilience extraordinaires en tant que femme face à de profondes souffrances et pertes. Cette exposition est mon propre dialogue avec cette même terre, explorant les possibilités de transformation et de réenchantement qu’offre le monde naturel. »
Catherine Wingfield – Les rêves de la lionne Blixen
Gallery Eight
8 Duke Street, St James, Londres SW1Y 6BN
Du 14 au 18 septembre 2026
Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h ; entrée libre et ouverte au public
Vernissage : 14 septembre, de 18 h à 20 h 30
Entretien entre l’artiste et la commissaire d’exposition avec Charlotte Jansen : 15 septembre, de 18 h à 20 h 30
Parrainé par MarGin
Une soirée avec Wild Survivors : 16 septembre, de 18 h à 20 h 30
Gallery Eight
Catherine Wingfield
Informations
Gallery Eight
8 Duke Street, St James, London SW1Y 6BN, Grande-Bretagne
14 septembre 2026 au 18 septembre 2026











